COVID 19 : 2 leçons de vie

Nous avons les yeux – et les oreilles – rivés sur l’actualité de la gestion de la crise actuelle, au jour le jour. Pour me préserver des effets nocifs de cet « engouement » et ne pas saborder les « bonnes énergies vitales » qui acceptent d’élire domicile chez moi, j’ai regardé cette crise en prenant un peu de recul.

A l’écoute des “états des lieux” dûment chiffrés dont nous abreuvent les media, j’ai préféré regarder les faits sans chausser les lunettes de la peur. J’en ai tiré deux leçons de vie que j’ai envie de partager. Pour ce que bon vous semblera !.

Leçon n°1 : Tout est affaire de regard, peu importe la réalité.

Je peux décider de m’appesantir sur les aspects négatifs d’une situation comme je peux décider d’en tirer des enseignements positifs. Autrement dit, je peux décider de cultiver l’art de transformer les pépins en pépites.

Une tournure d’esprit inculquée aux jeunes chinois dès leur plus jeune âge puisque le mot “crise” est composé de la réunion de deux idéogrammes, l’un signifiant danger et l’autre opportunité.

Crise du COVID 19 :  leçons de vie n°1

Application à l’expérience du télétravail obligé

Le télétravail est-il un risque ou une opportunité ou… les deux ? Qu’y a-t-on perdu et qu’y a-t-on gagné ?

2.      Leçon n°2 : Le passage à l’action est une vraie potion magique

L’impossible étant devenu brutalement possible, la nécessité ayant force de loi, on a découvert, chemin faisant, les bienfaits insoupçonnés de l’action. C’est dans l’action que se sont diluées toutes les peurs qui accompagnaient l’idée d’un management supplantant au « command and control » le « sécuriser, associer et développer »[1].

[1] Ce « modèle » est celui proposé par Philippe FOURTEAU dans son ouvrage « Devenir Manager » publié en avril 21 aux éditions AFNOR.

C’est dans l’action que l’on a découvert :

  • Les limites du micro-management : appliquées au distanciel, les méthodes habituelles généraient stress et perte de confiance,
  • Les avantages d’un management faisant place à l’humain, à l’autonomie et la responsabilisation,
  • Les pouvoirs de la confiance mutuelle, tant sur le bien-être que sur les performances.

C’est dans l’action que se sont dissoutes les peurs.

Crise du COVID 19 :  leçons de vie n°2 : lever les freins à l'action.
N'avez-vous vécu cette expérience dans de multiples situations ? Une fois vécue la situation appréhendée, n’avez-vous pas fait le constat que « finalement, ce n’était pas si terrible que ça » ? 

Le Dr Catherine Henry-Plessier a bien raison : notre mental est un fichu “mental menteur”.

Puisque nous ne pouvons pas “faire comme si” le coronavirus n’était qu’un mauvais rêve, autant en retenir le positif qu’il nous permet de découvrir et, autant que faire se peut… s’y adapter.

8 réflexions sur « COVID 19 : 2 leçons de vie »

  1. Elle est extra votre information Monique. La clé est dans le changement de regard que nous avons sur les difficultés que nous rencontrons

    1. Merci Virginie pour cette validation de mon propos. Elle peut donner envie “d’essayer” , ce qui est tout ce que l’on peut souhaiter à tout un chacun, car c’est efficace (même si c’est plus facile à dire qu’à faire, parfois).

  2. Merci Monique pour cette prise de position résolument optimiste et qui amène à réfléchir à nos perceptions, aux biais cognitifs qui les alimentent. Dans ce registre, je partage un plaisir de lecture actuelle : le cinéma intérieur de Lionel Naccache. Destructeur de certitudes : Socrate avait raison.

    1. Merci Edith pour ton commentaire et la lecture que tu proposes pour l’enrichir en faisant profit des découvertes des neurosciences sur la manière dont notre mental se joue de la réalité.

      Et puisque tu fais allusion à Socrate, connais-tu les ateliers de dialogue socratique de Jérôme Lecoq ? Je me suis aventurée, au-delà de ces ateliers (participation libre), à vivre un coaching philosophique avec lui : une belle expérience qui pourrait te plaire (j’en ai fait un article de blog : https://www.moniquepierson.com/le-coaching-philosophique-plus-fort-quun-rv-chez-le-psy/)

  3. A ton instigation, je suis allé consulter Lecoq… par son livre. Très bon.
    Je n’ai pas beaucoup ressenti d’effets positifs à la gouvernance sanitaire… mais les mesures n’ont pas modifié l’organisation de mon travail… et pour cause ! En revanche mes enfants en ont souffert, par la perte des liens… et la peur chez les autres.
    Des années de travail – que tu connais – sur mon mental et ma santé physique (le terrain) m’ont évité la peur, voire l’angoisse psychotique que j’ai vu autour de moi.
    Continue à œuvrer comme tu le fais si bien !

    1. Contente que tu aies apprécié le dialogue socratique proposé par Jérôme Lecoq.
      Contente aussi que toutes ces années de travail t’aient valu de te tenir à l’écart des pandémies sanitaire et de la peur. J’ai la chance de partager ton sort.
      “Carpe diem” !

  4. Sincèrement pour moi, le télétravail ne m’a apporté que du bonheur en ce premier semestre 2021. J’ai accompagné des personnes en recherche d’emploi, en entretien individuel, parfois 8 dans la journée, intégralement en visioconférence, et j’ai noué avec bon nombre d’entre eux des relations fortes, bienveillantes et constructives, sans pour autant nous être jamais vus “en vrai”.

    J’ai également animé de nombreux ateliers, toujours en visio, et me suis fait la remarque que contrairement au présentiel, pas de participants au “fond de la classe” ou près du radiateur…non, là, tous sont côte à côte avec la même taille de vignette sur l’écran (bon, évidemment, s’ils allument leur webcam).

    Alors bien sûr, ma conclusion, c’est que peu importe les modalités, l’important, c’est le lien social.

    1. Merci Frédérique d’attirer l’attention sur le fait que la distance physique n’interdit pas une grande qualité de relation.
      Connaissez-vous les études d’Anca METLU à ce sujet qui démontrent que ” De manière encore plus surprenante, nous avons découvert que la distance réelle qui séparait des collègues (proximité objective) n’avait que peu ou pas à voir avec le sentiment de proximité (proximité perçue) -et qu’elle n’avait pas d’effet sur la qualité de la relation”. En réalité le sentiment de proximité perçue tient surtout à la quantité et la qualité des interactions. Peu importe la proximité physique et ne s’être jamais rencontré physiquement a peu d’impact. Pour en savoir plus : https://knowledge.essec.edu/fr/leadership/travail-dequipe-la-proximite-cest-dans-la-tete.html

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