Rendre visible l’invisible : possible ?

En 2015, Sri Sri Ravi Shankar réalisait une tournée en Europe pour partager sa vision : “une grande famille mondiale”, et au travers de conférences, formations, rendez-vous à haut niveau, apaiser, réunir et inspirer les décideurs. Et, au passage, ouvrir les esprits à la possibilité que nous aurions tous de rendre visible l’invisible.

Une journée pour satisfaire ma curiosité

Accompagné d’une quinzaine de jeunes, Ravi Shankar passait par Paris et consacrait une journée à partager son expérience et ses outils pour ” soutenir la Paix et le Bonheur dans chaque individu” avec le commun des mortels. Dans la salle 700 ou 800 personnes.

C’est là que la confiance que je faisais à ma raison s’est trouvée quelque peu ébranlée. Et pourtant, en la matière, pour une fois, elle rencontrait même la sagesse des foules.

Au départ, pour moi, le “prêche” d’un gourou

Ravi Shankar officiait dans un décor somptueux, assis dans SON « fauteuil trône ».

Rendre visible l'invisible est un propos de Ravi Shankar

Alors que Ravi Shankar prône les pouvoirs insoupçonnés de l’intuition et œuvre pour les révéler à chaque être humain, ma propre intuition ne me disait rien de bon à son égard. Probablement un gourou, « PDG d’une multinationale de l’âme » comme le qualifient ses détracteurs(1), brillant homme de marketing. Je ne me souviens d’ailleurs absolument pas de ce qu’il a pu nous dire !

Puis un scepticisme face à l’improbable

En revanche les intuitions et perceptions au-delà de la réalité tangible dont ont fait preuve ces jeunes indiens m’ont un moment ébranlée.

Effectivement les yeux bandés un jeune parvenait à lire un texte qui lui était présenté, un autre à décrire un dessin qui venait d’être dessiné alors que ses yeux étaient déjà bandés (bandeau dont l’opacité avait été vérifiée). À une personne de l’assemblée, volontaire pour ce test, une jeune décrivait avec précision et justesse sa maison.

Mon esprit rationnel imagine alors que des complices peuvent être acteurs de ces scènes.

Et, in fine, me voilà décontenancée

Le trouble surgit lorsque, pendant une pause d’une demi-heure, ces jeunes proposaient à des volontaires (ils étaient légion) de les « scanner », et, dans la mesure du possible, leur venir en aide. La chance m’ayant souri, j’ai pu bénéficier de l’expérience. Assise en face d’une jeune indienne d’une quinzaine d’années, je l’ai vue fermer les yeux et manifestement se concentrer fortement. Une ou deux minutes plus tard, elle m’annonçait que j’avais seulement des problèmes avec mes genoux et qu’elle ne pouvait pas y remédier. C’était effectivement une réalité et j’ai même dû, trois ans plus tard me résoudre à la prothèse totale d’un genou, le second montrant d’ailleurs deux ans plus tard des signes d’impatience !

Un monde de l’invisible à notre portée ?

Ces jeunes indiens et indiennes  sont formés dès 6 ans de manière à développer les capacités intuitives dont nous serions tous pourvus à la naissance mais que nous laissons à l’abandon. Ils parviennent ainsi à voir sans avoir recours à leurs yeux et à « voir » ce que nous ne voyons pas. Je vous en donne un aperçu dans cette vidéo.

Vous souhaitez en savoir plus ?

Un reportage vidéo de 13 minutes, réalisé par Frank Elaridi dans une de ces écoles alternatives au Royaume Uni, dans le comté d’Essex, est accessible sur Facebook ou sur YouTube.

Les limites de nos perceptions, une croyance limitante ?

Voilà qui interpelle. La physique quantique éclaire un peu le phénomène : Emmanuel Ransford, par exemple, nous fournit des pistes, mais plonger dans ses explications est incompatible avec le temps des vacances. Comme disent mes petites-filles franco-thaïlandaises, « ça fait mal à la tête ».

Je reste néanmoins encore très interrogative : ne chercherions-nous pas les clés sous le réverbère et non là où nous les avons perdues au motif que, sous le réverbère, il y a de la lumière ?

Avons-nous raison de suivre les sentiers familiers et balisés ? Saint Exupéry nous disait déjà que l’on ne voyait bien qu’avec le cœur. D’autres voies, complémentaires, ne seraient-elles pas les plus fructueuses ?

Et vous, qu’en dites-vous ? N’hésitez pas en faire part en commentant cet article.

(1) Pour information : Sa fondation caritative et éducative « International Art of living Foundation», créée en 1981, est présente dans 152 pays. Il s’agit, au travers des formations de trouver un bien-être quotidien en gérant le stress et la dépression. Dans un article du journal Le Point du 26/07/2012, Vanessa Dougnac, indique de grandes firmes ont envoyé leurs ingénieurs et hommes d'affaires suivre des cours accélérés. Même l'agence spatiale américaine de la Nasa a tenté l'expérience.
Elle précise également que l’intégrité de Sri Sri Ravi Shankar, «  à la différence d'autres célèbres maîtres spirituels indiens, n'a pas été contestée : ni scandale financier, ni Rolls- Royce, ni femme abusée » et qu’il a aussi été nominé au prix Nobel de la paix.

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