Archives de catégorie : Résonance

Des “Génies Créatifs” pour retrouver l’enthousiasme !

C’était le 21 janvier : nous nous retrouvons un petit groupe d’une dizaine de personnes, d’horizons très différents. Leur seul point commun : avoir souhaité participer à un atelier utilisant un jeu « Les Génies créatifs » dont ils ne savaient rien si ce n’est qu’il s’agissait de répondre à la question « Qu’est ce qui peut nous aider à trouver des méthodes nouvelles pour relancer notre activité dans le contexte actuel ? ».

Les Génies créatifs

En quoi consiste ce jeu ?

Virginie, créatrice et animatrice de ce jeu, allait proposer au groupe de choisir une carte du jeu dans une des 8 familles proposées (lieux, obstacles, moyens de transport, devises, outils magiques, chansons, fées, lutins). A partir de chacune des cartes tirées, chaque participant pouvait faire part de ce qu’elle évoquait pour lui en lien avec la question posée. L’heure et demie nous a permis d’en explorer cinq.

Les cartes ?

N’imaginez pas des propositions conceptuelles, rien que des fruits d’une imagination débridée. A titre d’exemple, notre moyen de locomotion était le ventre d’une baleine. Nous avons aussi sollicité la fée « Facila Chanté » et le lutin “Revien Icix” » :

une carte du Jeu Les Génies créatifs
une carte du Jeu Les Génies créatifs

Et c’est là tout l’intérêt :

Libérer la créativité en rendant totalement inopérant notre intellect rationnel. En neurosciences, on dirait solliciter le cerveau droit (souvent atrophié) en mettant hors course le cerveau gauche (hypertrophié – la faute à notre éducation…).

Le jeu permet de s’engager pleinement dans le processus de créativité, sans retenue. L’ego est lui aussi court-circuité et l’enfant intérieur a pris la place.

Le fait de « faire parler les cartes » introduit automatiquement une distanciation permettant l’expression spontanée sans censure puisqu’il ne s’agit plus de soi, mais d’une fée, d’un lutin ou …. d’une baleine.

Le résultat des courses :

En vrac, après une heure de jeu, 31 idées :

Libérer l’expression, 2. Se reconnecter à ses mémoires, 3. De quoi a-t-on envie d’accoucher, 4. En sortir transformé (ou ailleurs), 5. Saisir ce temps comme une opportunité, 6. Une opportunité pour faire autre chose, 7. Apporter une bouffée d’oxygène, 8. Faire avec les moyens du bord, 9. Ne pas aller où l’on n’a pas pied, 10. Prendre de la hauteur, 11. Recentrer autour de l’essentiel (cœur de métier), 12. Éliminer le superflu, 13. Installer de la légèreté, 14. S’autoriser à rêver, 15. Tirer les leçons du passé, 16. Prendre conscience que nous sommes la perle, 17. Cultiver la confiance en soi, 18. Écouter son intuition, 19. À bas les idées noires, la tristesse, 20. S’appuyer sur ce que l’on porte en soi, 21. Se mettre à son écoute, 22. S’occuper de soi, 23. Mettre de la douceur, 24. Se décharger vs se recharger, 25. Alléger ses émotions, 26. Éviter de se faire plomber, 27. Rester zen quoi qu’il arrive, 28. Opérer une prise de conscience, 29. Être réceptif à ce qui nous est proposé, 30. Aller vers plus de spiritualité, 31.Oser se jeter à l’eau.

Deux constats auxquels je ne m’attendais absolument pas !

Je sais, d’expérience et des thèses ayant de plus en plus pignon sur rue :

  • que les pensées créent la réalité. En langage courant on dira qu’il est des personnes « par qui tout arrive » et d’autres, à l’instar de Mr Bean, « à qui tout arrive ». De manière plus sophistiquée on parlera de loi de l’attraction (qui est plus exactement une loi des vibrations) ;
  • que la confiance en soi et plus généralement, le capital psychologique (optimisme, résilience,…) sont nos meilleurs atouts.

En d’autres termes, il semble bien que le « mindset », l’état d’esprit, est déterminant et présage de ce qui peut advenir. La filiation est connue : du savoir-être découle la recherche de « devenir qui l’on est/veut être vraiment ». De cette volonté naissent des actions alignées avec ce projet, d’où découleront les résultats.

Mais de là à imaginer :

  1. que le groupe se focaliserait sur « l’être » beaucoup plus que sur le « faire », alors même que la COVID19 sévit… et
  2. qu’il soulèverait les points majeurs contribuant à un mindset gagnant en ayant, pour toutes ressources que celles du « sens commun »,
  3. qu’in fine la conclusion serait « oser se jeter à l’eau », formule synthétique résumant l’essentiel de la capacité à vivre et réussir un changement,

il y a plus qu’un pas. Et pourtant…

Si l’on reprend les idées émises on retrouve des fondamentaux 

Le jeu des Génies Créatifs : 31 solutions /recommandations trouvées en une heure !

L’évaluation collective « à chaud » est tout aussi surprenante :

Bien sûr les différents points clés ont été repris, mais ce qui a été souligné, c’est l’ambiance qui a émané du groupe, qualifiée de « douce », « légère », « qui faisait du bien ».

Le résultat : « croire en nos possibilités », « laisser émerger la perle » et « ne pas avoir peur – franchir le  pas ».

L’enseignement que j’en tire :

Le principal bénéfice de ce jeu est, peut-être bien, moins dans les idées émises que dans l’atmosphère créée.

  • Une ambiance générale ludique, faite de spontanéité, d’absence de jugement et au contraire, de bienveillance.
  • Une atmosphère rendant possible l’émergence ou la ré-émergence d’un état d’esprit empreint de confiance en soi et en la Vie. (Le reste suivra).
Merci à Virginie Hubert de nous offrir ce moment de ressourcement en réveillant en nous notre âme d’enfant.
Et pour en savoir plus, peut-être bien pour expérimenter à votre tour, rendez-vous sur son site "Les Génies Créatifs"

Mes vœux 2021, “des vœux de circonstance”

Pour ouvrir l’année 2021 sur une note positive, je vous propose de regarder cette merveilleuse artiste se livrer, dans une grande proximité avec la nature, à son art : faire tenir en équilibre des pierres en paraissant se jouer des lois de la gravité.

Elle nous « embarque » aussi dans l’aventure, en partageant son ressenti. Et nous voilà, goûtant, par procuration et pendant 3 minutes, toute la quiétude qui émane de la simple pleine présence au « moment présent ».

“The art of balancing stones” : Vidéo de la photographe et artiste suédoise Jonna Jinton
Une vidéo sous-titrée en français est accessible en cliquant sur ce lien

Dans la période chaotique que nous traversons, génératrice de stress, c’est mon cadeau de fin d’année. Il reste à votre disposition et vous pourrez le solliciter à chaque fois que l’émotion vous submergera. Cette vidéo vous permettra de vous rappeler combien faire taire son mental est un merveilleux et naturel remède.

Vous pouvez aussi revenir à mes vœux valables toute l’année. Ils vous seront utiles pour lutter contre le stress en vous offrant de vivre quelques moments de quiétude. Nous pourrions en avoir encore besoin…

équilibre et concentration

Des vœux valables à tout moment !


Mes vœux ont parfois quelque chose d’intemporel et, dans ce cas, il me plait de ne pas les cantonner à la période de vœux traditionnelle tant ils peuvent, aujourd’hui, se révéler d’actualité au quotidien.

Pourquoi revenir sur deux de ces vœux ?

Pour que :

  • Renouant avec notre humanité, nos vies continuent à avoir du sens, quelle que soit l’agitation du monde.
  • Renouant avec l’instant présent “en pleine conscience” , notre mental se taise et nos peurs s’évanouissent.

Je vous propose, grâce à ces vœux, 11 minutes tout à la fois d’évasion et de recentrage.

8 minutes hors du temps

C’était en 2020, en guise de vœux, je vous proposais 8 minutes hors du temps, 8 minutes de contemplation, d’émerveillement,

Miyoko Shida Rigolo (52 ans) à Las Vegas

8 minutes de temps retrouvé, où seul le moment présent compte.

Et je vous souhaitais de vivre beaucoup de ces minutes tout au long de l’année 2020

3 minutes de totale bienveillance

Mes vœux se prêtaient aussi à être regardés à tout moment en 2017. Pour s’offrir un temps de déconnexion avec l’agitation de ce monde. Pour aussi nous donner l’envie de faire naître dans notre vie de tous les jours de ces “grands moments”.

En cette période chaotique, ils sont particulièrement d’actualité.

Source : Unsung Hero (Official HD) – TVC Thai Life Insurance 2014

N’hésitez pas à vous emparer de ces vidéos, à les faire vôtres, les partager et y avoir recours lorsque les vents vous semblent défavorables.

coaching philosophique

Le coaching philosophique, plus fort qu’un RV chez le psy !

J’ai passé une heure et demie avec un Socrate des temps modernes, un « accoucheur » de l’esprit.

Pour avoir participé à un des ateliers philosophiques de Jérôme Lecoq , j’ai eu envie d’aller plus loin et de me lancer dans une séance individuelle pour « faire le tour du propriétaire », comprendre mon mode de fonctionnement intellectuel et relationnel, sous la conduite de Jérôme. Je n’ai pas été déçue !

Comment se déroule ce coaching philosophique ?

Vous apportez juste une question qui n’a pour rôle que de servir de support au déroulement de la pensée. Il n’est aucunement question de parler de soi, de sa situation personnelle, de ses états d’âme. Il s’agit juste de préciser sa pensée en répondant aux questions posées. Et pourtant, vous terminez la séance avec un diagnostic personnel aussi limpide que sans appel !

« Intellectuellement », la démarche tient ses promesses :

Il s’agit d’une mise à l’épreuve de ses idées sans concession.

Un travail de sculpteur : ôter tout le superflu pour en venir à l’essentiel.

Pas question de souffrir les moindres digressions ou échappatoires (d’aucuns diraient « tout enfumage ») 

  • Jérôme : L’inconnu, ça vous fait peur ou ça vous met en joie ?
  • Monique : D’une manière générale, j’aime bien le changement, mais concrètement, je….

Jérôme m’arrête net
  • Jérôme :Je ne vous parle pas de changement, je vous parle d’inconnu. Vous aimez ou pas ?

Il ne me lâchera pas !

Terriblement exigeant mais aussi terriblement efficace pour aller à l’essentiel. J’en avais déjà fait l’expérience lors d’un stage d’une semaine dans le désert avec des art-thérapeutes et des touaregs. Lorsqu’il nous avait été demandé le dernier jour de dire en une phrase, deux au maximum, ce que nous retenions de ces 8 jours.

Hors de question de débattre.

Pas question d’expliquer pour justifier ce que vous avez dit (« dit, c’est dit » !), pas question de se raconter comme chez un psy, il s’agit juste (doux euphémisme) d’une mise à l’épreuve intellectuelle. Il est question d’apprendre à penser et le chemin est rude car que de nœuds s’est-on fait dans le cerveau !

L’on va aussi « piéger » quelques présupposés

Chaque affirmation repose bien, souvent sur des croyances, plus ou moins fondées, dont on n’a aucune conscience et ces présupposés, allant pourtant tellement de soi à nos yeux, vont être mis à mal. Pourtant, à première vue, il s’agissait juste de répondre à la question que votre imprudent/innocent mot prononcé a suscitée. Rigueur et authenticité exigées.

  • Jérôme : Qu’est qui pose problème à toujours avancer. C’est quoi le problème ?
  • Monique : La fatigue
  • Jérôme : Oui effectivement. Vous êtes fatiguée ?
  • Monique :  Non
  • Jérôme : Alors ce n’est pas ça le problème ; c’est quoi le problème de tout le temps vouloir avancer ?
  • Monique : Silence
  • Jérôme : Vous voyez le problème ?
  • Monique : Non, je ne le vois pas. Mais je reconnais que j’ai toujours fonctionné comme ça, je…
  • Jérôme : Ce n’est pas ce que je vous demande. C’est quoi le problème ?

Retour à la case départ !

La démarche ne pardonne pas ! J’avais rarement expérimenté à ce point le bien-fondé de la remarque d’Antoine de Saint-Exupéry : « La perfection est atteinte, non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à retirer.»

Nous sommes loin des cours de philo

Nous sommes loin des écrits philosophiques auxquels, je l’avoue, je ne comprends pas souvent grand ’chose : cela fait trop mal à la tête comme disent mes petites filles franco-thaïes. Et voilà que, tout à coup, les pensées philosophiques deviennent accessibles !

Exemple :
 
Je me suis, à un moment, trouvée face à mes contradictions : au moment même où j’affirme une de mes vérités, mon comportement est en totale contradiction avec cette affirmation. Quand Jérôme me le fait remarquer avec ses mots, je comprends (trop bien...) ce dont il s’agit.

Quand il ajoute que les philosophes nomment cet état de fait « une contradiction performative », j’ai appris un « gros mot » de plus. Là où cela se gâtera, c’est lorsque je voudrais en savoir plus (merci Google) sur cette fichue « contradiction performative ». Car là, plus rien ne va : je n’y comprends plus rien !

Forcément, moi, j’appelle ça « se faire prendre la main dans le sac ». La marche est trop haute, il me faut un coach philosophe pour traduire la noble parole philosophique en des termes accessibles pour moi !

Le plus surprenant reste tout de même à venir : sans rien avoir dévoilé de votre vie, de votre passé, de vos errements, de vos affects, de votre bien ou mal-être, vous repartez avec une vision beaucoup plus claire de vous-même.

Un sérieux pas de fait vers le fameux « connais-toi toi-même » prôné par Socrate

Comment  s’est-il imposé ?  

source : Jean-Marc Berger

Je suis loin d’avoir tout compris, certainement. J’y ai toutefois vu deux « modes opératoires ». Probablement ne s’agit-il que de la partie émergée de l’iceberg, mais comme ils me paraissent utiles et accessibles à tout un chacun, je les partage.

1er mode opératoire : Une exigence de présence et d’attention :

Jérôme : « Monique, je vous perds. Vous êtes avec moi, là ? »

Monique : Non, je réfléchis. Ce n’est pas spontané comme réponse, comme toute question qui dérange …

Jérôme : Essayez de sortir un peu de vous-même. Je vous demande de faire une expérience de pensée. D’un point de vue logique, est ce que vous êtes d’accord que quelqu’un qui est tout le temps en train d’avancer, il va avoir du mal à voir ce qui est juste à côté de lui, ce qui l’entoure.

Monique : silence

Jérôme : On est d’accord ?

et me voilà sommée de répondre sans me mettre à dialoguer avec moi-même, ce qui, à l’évidence, est plus confortable que de dialoguer avec un philosophe ! Surtout lorsque la réponse va tellement de soi qu’il n’est pas question de nier ce qu’elle révèle d’inconfortable pour vous ou qu’elle met au grand jour vos incohérences…

Entre gymnastique du corps, même s’il s’agit du stretching, et gymnastique de l’esprit, la seconde est, pour moi, terriblement plus éprouvante !

2d mode opératoire : une technique de décentrage

L’objectif, au travers de cette technique de décentrage, est de conduire la personne à se distancier par la raison, et l’amener de la sorte à plus de clarté dans sa pensée,

Jérôme : si vous allez au marché, que vous croisez une personne et que vous lui demandez [reprise de votre question initiale], qu’est-ce qu’il va vous répondre ?

Et la réponse devient évidente ! Adopter le point de vue « du tiers commun », de “l’homme de la rue” et non plus le vôtre, vous amène à formuler vous-même à haute et intelligible voix, très spontanément, ce que vous ne pouviez/vouliez entendre ! “

Une technique de “ouf” diraient certains. Et tout cela dans une atmosphère bienveillante que rien ne vient altérer.

Vous voulez en savoir plus ? expérimenter peut-être ?

Bon voyage intérieur !

Coronavirus

Pourquoi le Coronavirus ? ce qu’il nous a d’ores et déjà appris

J’ai la conviction (et vous pouvez ne pas la partager, mais c’est la mienne) que si nous ne tirons pas les leçons de l’épisode du Coronavirus, une autre crise surviendra, plus grave et ce jusqu’à ce que nous en tirions les leçons. A moins que nous ne préférions voir notre espèce disparaître. Nous ne serions pas la première.

Deux leçons de vie irréfutables

Il est deux leçons que nous pouvons continuer à ignorer, mais qui, dès le début de la pandémie, se sont imposées, irréfutables : nous sommes tous interdépendants et du sort des uns dépend le sort des autres.

L’interdépendance de tous rendue palpable

Nous serions certainement bien avisés d’entendre cette leçon que le coronavirus nous assène sans nous laisser la possibilité de la nier. Le coronavirus, ce minuscule virus, nous apprend ce que tous les spécialistes de la complexité nous enseignent depuis des années et des années, sans que nous en tirions les conséquences : l’interdépendance !

Pourquoi le Coronavirus, ce qu'il nous a d'ores et déjà appris

notre interdépendance, en image

(carte en date de juillet 2020 – source : Wikipedia)

La coopération rendue incontournable pour en sortir

« Le monde que nous avons créé est le résultat de notre niveau de réflexion, mais les problèmes qu’il engendre ne sauraient être résolus à ce même niveau ». ( Einstein )

Ce sur quoi cet apprentissage pourrait/devrait déboucher : l’abandon des relations de pouvoir (« je gagne, tu perds ») au profit de la coopération (« nous gagnons ensemble ou nous perdons ensemble aussi ») en raison de l’interdépendance dans laquelle nous nous sommes placés.

Ce que le coronavirus peut aussi venir guérir

Guillaume Lemonde, médecin et chercheur, nous propose, lui, de réfléchir autrement, et nous livre, en alternative, une analyse de ce que vient réveiller le coronavirus, ce qu’il vient essayer de guérir en ralentissant de la sorte l’économie mondiale.

Poser cette question, c’est ouvrir le champ des possibles, c’est nous inciter à réfléchir au-delà du moment présent.

Et si le coronavirus était venu pour guérir nos peurs et nous inciter, individuellement à vivre vraiment et, collectivement, à changer de voie ?

au niveau individuel : guérir de nos peurs pour nous permettre de vivre vraiment.

Guillaume Lemonde nous propose un parallèle avec la maladie physique :

« Loin d’être une ouverture, la mondialisation constitue un enfermement dans l’horizon que l’on connait et que l’on exporte au point d’envahir celui des autres. Tel un virus ayant besoin des ressources d’une cellule hôte pour se multiplier …un virus tourne à son profit la vitalité d’une cellule hôte,qui meurt après son passage. Nous sommes en train de faire ça avec la planète entière.

Chaque maladie survient en proposant un contrepoids à un déséquilibre sous-jacent. En déséquilibrant l’ensemble dans l’autre sens, la maladie permet de s’approcher de l’équilibre. Par exemple, si vous avez attrapé froid, peut-être aurez-vous une fièvre. La fièvre est une manifestation pathologique, mais également une tentative de guérison de l’excès de froid vécu avant.

Alors, il est intéressant de se demander ce que le virus vient essayer de guérir en ralentissant de la sorte l’économie mondiale.

Et Guillaume Lemonde de conclure : ce virus est venu réveiller des peurs, mais ces peurs ne sont le fait du virus. Il est juste venu réveiller des peurs déjà là : la peur de l’autre , la peur de l’inconnu, le manque de confiance en l’avenir, etc… la peur de la vie !

En savoir plus sur cette approche peu académique : https://saluto.fr/coronavirus-et-mondialisation/

Maintenant imaginez que la vie ne soit qu'un long fleuve très tranquille, complètement sécurisé et  sans la moindre surprise car tout serait "bordé". Une vie sans le moindre grain de sel pour la pimenter. Vous achetez ?

au niveau collectif, nous inciter à changer de voie

Des voix s’élèvent en ce sens, notamment celle d’Edgar Morin, dans son dernier ouvrage : Changeons de voie.

Le CIRIEC (Centre International de Recherches et d’Information sur l’Economie Publique, Sociale et Coopérative), de son côté, qualifie cette crise de structurelle et non conjoncturelle (simple contrecoup du confinement), considérant que “le capitalisme est dans une impasse économique” (pages 9 à 11). Le coronavirus aurait le mérite de mettre en évidence cette impasse pour nous inciter à “introduire un temps de rupture fait de réflexions sur le sens à donner à l’activité humaine et la place de l’économie dans nos vies “.

Le Coronavirus, un mal pour un bien ?