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Pourquoi le Coronavirus ? ce qu’il nous a d’ores et déjà appris

J’ai la conviction (et vous pouvez ne pas la partager, mais c’est la mienne) que si nous ne tirons pas les leçons de l’épisode du Coronavirus, une autre crise surviendra, plus grave et ce jusqu’à ce que nous en tirions les leçons. A moins que nous ne préférions voir notre espèce disparaître. Nous ne serions pas la première.

Deux leçons de vie irréfutables

Il est deux leçons que nous pouvons continuer à ignorer, mais qui, dès le début de la pandémie, se sont imposées, irréfutables : nous sommes tous interdépendants et du sort des uns dépend le sort des autres.

L’interdépendance de tous rendue palpable

Nous serions certainement bien avisés d’entendre cette leçon que le coronavirus nous assène sans nous laisser la possibilité de la nier. Le coronavirus, ce minuscule virus, nous apprend ce que tous les spécialistes de la complexité nous enseignent depuis des années et des années, sans que nous en tirions les conséquences : l’interdépendance !

Pourquoi le Coronavirus, ce qu'il nous a d'ores et déjà appris

notre interdépendance, en image

(carte en date de juillet 2020 – source : Wikipedia)

La coopération rendue incontournable pour en sortir

« Le monde que nous avons créé est le résultat de notre niveau de réflexion, mais les problèmes qu’il engendre ne sauraient être résolus à ce même niveau ». ( Einstein )

Ce sur quoi cet apprentissage pourrait/devrait déboucher : l’abandon des relations de pouvoir (« je gagne, tu perds ») au profit de la coopération (« nous gagnons ensemble ou nous perdons ensemble aussi ») en raison de l’interdépendance dans laquelle nous nous sommes placés.

Ce que le coronavirus peut aussi venir guérir

Guillaume Lemonde, médecin et chercheur, nous propose, lui, de réfléchir autrement, et nous livre, en alternative, une analyse de ce que vient réveiller le coronavirus, ce qu’il vient essayer de guérir en ralentissant de la sorte l’économie mondiale.

Poser cette question, c’est ouvrir le champ des possibles, c’est nous inciter à réfléchir au-delà du moment présent.

Et si le coronavirus était venu pour guérir nos peurs et nous inciter, individuellement à vivre vraiment et, collectivement, à changer de voie ?

au niveau individuel : guérir de nos peurs pour nous permettre de vivre vraiment.

Guillaume Lemonde nous propose un parallèle avec la maladie physique :

« Loin d’être une ouverture, la mondialisation constitue un enfermement dans l’horizon que l’on connait et que l’on exporte au point d’envahir celui des autres. Tel un virus ayant besoin des ressources d’une cellule hôte pour se multiplier …un virus tourne à son profit la vitalité d’une cellule hôte,qui meurt après son passage. Nous sommes en train de faire ça avec la planète entière.

Chaque maladie survient en proposant un contrepoids à un déséquilibre sous-jacent. En déséquilibrant l’ensemble dans l’autre sens, la maladie permet de s’approcher de l’équilibre. Par exemple, si vous avez attrapé froid, peut-être aurez-vous une fièvre. La fièvre est une manifestation pathologique, mais également une tentative de guérison de l’excès de froid vécu avant.

Alors, il est intéressant de se demander ce que le virus vient essayer de guérir en ralentissant de la sorte l’économie mondiale.

Et Guillaume Lemonde de conclure : ce virus est venu réveiller des peurs, mais ces peurs ne sont le fait du virus. Il est juste venu réveiller des peurs déjà là : la peur de l’autre , la peur de l’inconnu, le manque de confiance en l’avenir, etc… la peur de la vie !

En savoir plus sur cette approche peu académique : https://saluto.fr/coronavirus-et-mondialisation/

Maintenant imaginez que la vie ne soit qu'un long fleuve très tranquille, complètement sécurisé et  sans la moindre surprise car tout serait "bordé". Une vie sans le moindre grain de sel pour la pimenter. Vous achetez ?

au niveau collectif, nous inciter à changer de voie

Des voix s’élèvent en ce sens, notamment celle d’Edgar Morin, dans son dernier ouvrage : Changeons de voie.

Le CIRIEC (Centre International de Recherches et d’Information sur l’Economie Publique, Sociale et Coopérative), de son côté, qualifie cette crise de structurelle et non conjoncturelle (simple contrecoup du confinement), considérant que “le capitalisme est dans une impasse économique” (pages 9 à 11). Le coronavirus aurait le mérite de mettre en évidence cette impasse pour nous inciter à “introduire un temps de rupture fait de réflexions sur le sens à donner à l’activité humaine et la place de l’économie dans nos vies “.

Le Coronavirus, un mal pour un bien ?

Pourquoi faudrait-il réussir à l’école pour réussir professionnellement ?

Quel parent ne s’inquiète pas des résultats scolaires de son enfant ? A juste titre : savoir lire, écrire et compter sont des “fondamentaux” indispensables. Mais n’en faisons-nous pas parfois trop ?

Réussira ? Réussira pas ?

Réussir à l'école, gage de réussite professionnelle ?

1. La réussite de la vie, professionnelle et personnelle, n’a que peu à voir avec la réussite scolaire.

Pourquoi focaliser son attention uniquement sur les performances intellectuelles ? Quand une personne sans diplôme, mais dotée d’intelligence émotionnelle, peut réussir sa vie professionnelle et personnelle de bien meilleure manière qu’une personne n’ayant pour tout bagage qu’un prestigieux diplôme.

C’est ce que révèle une étude du Carnegie Institute of Technology qui précise « 85% de votre réussite est due à votre personnalité, ainsi qu’à votre capacité à communiquer, négocier et diriger. C’est choquant, mais seulement 15% de votre succès est dû à vos connaissances techniques ».

Peut-être qu’une élection comme délégué de classe est plus prometteuse qu’un bulletin de premier de classe !

2. Vouloir être bon partout n’a pas grand intérêt.

Une fois le minimum vital assuré (le fameux « socle commun de connaissances et de compétences » de l’éducation nationale), la réussite tient à la valorisation de ses dons (tout le monde en a). Peu importe les « non-dons ».

Sans compter que le fait de solliciter ses dons rend le travail plaisant : « Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie » nous avait promis Confucius.

La réussite tient à l'utilisation de ses dons

 Pour vous en convaincre, regardez cette video mise en ligne par oh my mag.

Alors, pour vos enfants, lorsque vous découvrirez leur bulletin de notes, n’oubliez pas : une fois les fondamentaux acquis, intéressez-vous surtout aux « bonnes notes ». C’est très probablement de cette manière que vous leur rendrez le meilleur service.

Vous voulez en savoir plus ?

Allez voir la note Pourquoi faudrait-il avoir de bonnes notes partout ? :

Vous pourrez aussi poursuivre avec la seconde partie de l’ouvrage que j’ai publié “Et si on décidait d’être heureux, même au travail ?” (éd. AFNOR, 2011).

Pourquoi certains sont débordés quand d’autres ont toujours le temps ?

Où est le loup ?

Gérer son temps et ses priorités : où est le loup ?
Illustration de l’album « Un jeune loup bien éduqué » par Matthieu Maudet

Je suis toujours débordée ; mon mari et l’un de mes fils ont toujours le temps… c’est comme cela depuis toujours et nous nous y sommes tous faits.

Comme si les journées ne faisaient pas 24 heures pour tout le monde. 

Ne pas avoir suivi de stages sur la gestion du temps ? Ne pas en avoir assimilé le contenu, compris de quelle manière gérer son temps et ses priorités ?

 Leçon n°1 : le mode opératoire de l’un de mes fils pour ne pas être débordé.

Avant de faire quoi que ce soit, se poser deux questions :

Question 1 : est-ce vraiment nécessaire ? La réponse est « non », passons notre chemin. La réponse est « oui », aller à la question 2.

Question 2 : quelqu’un d’autre peut-il faire pour moi ? La réponse est oui, je « délègue » (et je suis bien placée pour le savoir…). La réponse est non, alors la mort dans l’âme, je fais ! et je dois lui reconnaître un art consommé de “faire plus avec moins” et une grande efficacité.

Ça marche !

Mais qu’est-ce que j’attends donc ?
  • De faire taire une petite voix héritée de l’enfance : « sois parfait », « sois fort » (moi ? demander de l’aide ?). Je crois que je peux le faire ; j’ai même expliqué comment faire taire cette petite voix dans mon premier ouvrage « Et si on décidait d’être heureux, même au travail ! » , au chapitre « cultivez la confiance en soi ».

Gérer son temps et ses priorités : assurer la fonctionnalité, sans plus !
Cette clôture thaïlandaise, par exemple, est-elle parfaite ? Non. Mais elle rend parfaitement le service attendu et elle permet même d’y « ranger » les casques de moto !

  • Serais-je à la recherche d’un cautère à mettre sur une jambe de bois, en l’occurrence de « vouloir donner une image de professionnalisme, d’importance, de dynamisme voire d’efficacité », révélatrices de « comportements bien moins   valorisants » ? Comme le pointe Caroline Carlicchi dans son blog.

Comme le pointe Caroline Carlicchi dans son blog : "coaching-go"

Je ne le crois pas, tant paraître autre chose que ce que je suis m’est étranger et le souci de l’image que je donne n’est pas vraiment ma préoccupation.

Alors, pourquoi ?

Voyons si, du côté de mon mari, la récolte sera plus abondante.

Leçon n°2 : le mode opératoire de mon mari pour avoir toujours le temps, être en permanence disponible.

1. Partir d’une vision et des points clés pour y parvenir = ne pas s’inquiéter des détails ;

Déléguer sans compter (de qui tient donc son fils ?), refuser de faire « à la place de », ou « parce qu’on le lui a demandé » (mes fils le savent fort bien et devinez à qui ils demandent toujours et à qui ils ne demandent quasiment jamais…), pour ne se consacrer qu’à ce qui justifie sa fonction. Autrement dit se comporter en chef de projet : fixer le cap, donner envie aux membres de l’équipe-projet de contribuer, préciser les jalons, vérifier la tenue du plan de marche, coordonner et guider les équipiers.

Photo tirée du blog d’Eric Hubler reprenant les 8 leçons de leadership d'Hugh Wolff.
Photo tirée du blog d’Eric Hubler reprenant les 8 leçons de leadership d’Hugh Wolff.

2. Considérer que « le verbe est exécutoire » pour reprendre l’expression d’un des collaborateurs d’un dirigeant de mes clients ; aux honorables « délégués », maîtres de leur processus, de veiller à cette opérabilité !

Photo tirée du site de ComeXium Consulting.
Photo tirée du site de ComeXium Consulting.

3. Ne passer que très peu de temps à son bureau : se rendre là où les choses se passent, sur le terrain et bannir les rapports multiples et variés au profit d’une brève présentation orale des dossiers par les intéressés.

Source : blog enova-tech.net
Source : blog enova-tech.net

4. Et… n’avoir besoin que de peu de sommeil !

Elémentaire, mon cher Watson !

Sauf que, pour moi, ça ne marche pas…

6a017c35812c82970b01b7c7c6bfd1970b-800wi1. Refuser de « faire à la place de » quand les choses n’avancent pas, pour une personne dont un des traits de personnalité primaire (ceux qui sont innés) est d’être un « faiseur » (là encore je dois à un de mes clients d’avoir fait de ce terme la dénomination d’une compétence), c’est presque mission impossible tant cela le démange et le statu quo le met mal à l’aise ;

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2. Ne pas venir en aide à une personne que je côtoie et qui se trouve dans la misère, quand je le peux, m’est difficile ;
Tant je suis convaincue et ressens que nous sommes tous en lien.

Ce qui limite beaucoup la portée du deuxième précepte: “considérer que le verbe est exécutoire” sans autre forme de procès.

3.  Passer peu de temps au bureau ?

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Possible, surtout si l’on a réussi à limiter au strict nécessaire tant les rapports que le travail des administratifs et à ne pas faire à leur place ;

Là, j’ai plus de succès.

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4. Quand à dormir moins, c’est, pour moi, la garantie d’une totale inefficacité dans la journée qui suit

Alors, j’ai toujours plus à faire que je ne peux en faire…

Savoir gérer son temps et ses priorités : suis-je condamnée à en faire mon deuil ?

Et vous ?

Comment faites-vous pour ne pas avoir à faire loger un litre et demi dans un litre ?

Gestion du temps et des priorités
Faire loger 1,5 litre dans 1 litre

Pourquoi devrait-on s’en remettre aux processus ?

Classiquement maintenant il est admis qu’adopter les approches et démarches par les processus  permet d’accroître la performance de l’entreprise. Créé en 2005, le Club des Pilotes de Processus, la référence en la matière, voit d’ailleurs dans cette pratique “une véritable évolution des modes de management actuels, dans la mesure ou elle offre une orientation client en se focalisant sur la   transversalité” et fait de cette vision “le futur du management des organisations humaines construites autour de finalités communes”.

La démarche processus : à quoi ça sert ?

Norme aidant, l’approche processus connaît d’ailleurs un certain succès. Effectivement, il parait logique de vouloir savoir comment l’entreprise fonctionne  pour s’assurer de l’efficacité de ce fonctionnement :

  • les activités réalisées sont-elles utiles et cohérentes ?
  • les étapes successives sont-elles judicieuses ? leur connexion est-elle correctement assurée ?

En  amenant à répondre, tout au long de la description du processus, aux deux questions : Pour Quoi faire, à quoi ça sert ? et Quoi faire ?, la démarche processus clarifie le mode de fonctionnement de l’organisation et ouvre la voie à l’amélioration continue.

Prenons l’exemple du recrutement

C’est un acte managérial de la plus haute importance en raison de ses enjeux. Mathieu Cécé, dans un numéro de Courrier Cadres intitulé « Réussissez vos recrutements »(n°61 de mai 2012) présentait avec pertinence les différentes phases successives de ce processus.

Le processus recrutement

  1. Décrire précisément la fonction à tenir
  2. Préciser les conditions de travail et les contraintes
  3. Faire la liste des compétences (expérience et diplômes)
  4. Définir un profil de candidat
  5. Se faire accompagner par un organismes spécialisé ou autrui pour les entretiens
  6. Compter sur la période d’essai pour confirmer ou infirmer la validité du choix.

Le processus recrutement

Rien à redire.

Tout cela obéit à une grande logique si l’on se place dans une perspective taylorienne : des entreprises dont l’organisation est stable dans le temps, les changements l’exception.

Sauf que… le monde a changé et l’incertitude règne en maître : évolutions technologiques rapides, environnement in-maîtrisable, innovations de rupture, concurrence mondiale et exacerbée, etc… dans un monde complexe, l’agilité  et l’approche systémique s’imposent. Notre processus recrutement parait dès lors relever d’une vision bien « étriquée ».

Quelques remarques destinées à le challenger :

1.  Décrire précisément la fonction à décrire

Dans un monde où tout bouge en permanence et où l’adaptabilité et la réactivité sont reines … la précision est-elle de mise ?…

Et si le collaborateur jouait un rôle décisif dans la dimension que prendra son poste ?

2. Préciser les conditions de travail et les contraintes

Recherche-t-on une personne passionnée par le job (en connaissant et acceptant les contraintes) ou adepte des avantages périphériques et essentiellement motivée par ces aspects ?

3. Faire la liste des compétences (expérience et diplômes)

Et si l’expérience et les diplômes ne constituaient en rien une garantie de compétence (définie comme « savoir agir ») ? et encore moins de performance ?

3. Définir un profil de candidat

Une seule « bonne réponse » ?

4. Se faire accompagner par un organismes spécialisé ou autrui pour les entretiens

Iriez-vous confier à autrui le soin de choisir votre conjoint ?
N’êtes-vous pas le mieux placé et le plus « compétent » pour savoir s’il y a ou non « atomes crochus », si tel ou tel critère est « in-négociable » ou non ?

5. Compter sur la période d’essai pour confirmer ou infirmer la validité du choix.

Et si son issue dépendait aussi de votre action et de celle de vos collaborateurs ? Si la conduite de cette période conduisait à l’échec pour des raisons qui ne tiennent pas spécialement au nouvel arrivant ? mais plutôt au pilotage de la période d’intégration ?

Pas si simple…

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D’après une image tirée du site conseilsmarketing.com

Mais une note d’espoir :

Le taux d’échec des recrutements se situe entre 50% et 70%. Il tombe à 30% en y attachant le soin qu’il convient et se posant « les bonnes questions ».[1]

En guise de conclusion :

Et si, sans renier tout l’intérêt de la démarche processus, la capacité à formuler les bonnes questions l’emportait sur toute autre considération ?


[1] Chiffres tirés de la synthèse Manageris 235b – septembre 2014 : « S’entourer des meilleurs ».

Pourquoi devrait-on attendre monts et merveilles des stages de management ?

La formation des managers a le vent en poupe !

Dans un monde en évolution constane, dans lequel les changements deviennent le quotidien, la mobilisation des équipes, le recours à l’intelligence collective sont des facteurs clés de performance. Partant, les managers apparaissent comme une cheville ouvrière majeure et incontournable (n’en déplaise aux tenants de l’entreprise dite libérée). S’ils ne sont pas, au quotidien, l’objet de beaucoup de soins, leur formation, elle, fait l’objet de beaucoup d’attentions !

La formation au management, remède miracle ?

Pourquoi tant de stages de management ? Parce que des progrès importants en qualité et quantité sont nécessaires, bien sûr !

Mais pourquoi tant de stages de management et si peu de bonnes pratiques ?

Peut-être bien parce ces formations poursuivent une chimère !

La formation, remède miracle ?

Pour quelles raisons, la formation n’y suffirait-elle pas ?

Lorsqu’il est question de management, tout est affaire de nuances.
Comme pour nombre de réalisations manuelles, la différence se joue dans le “tour de main”, en matière de management, la réaction adaptée est affaire de “tour de ressenti”.

Le management est plus un art qu’une technique,

et son exercice conduit à vivre sur le fil d’un rasoir.

L'art du management

Il est toujours question de faire cohabiter les contraires en trouvant le juste équilibre. Par exemple : arbitrer mais seulement à bon escient et sans être autocrate, décider vite mais savoir écouter et en prendre le temps, évaluer pour donner confiance et mobiliser mais sans complaisance,

L’acquisition de telles compétences relève avant tout de la pratique et de la réflexion sur cette pratique.

Sans compter que si les “bonnes pratiques” peuvent être enseignées et faire de l’apprenant un homme ou une femme avertie, si elles peuvent même épargner bien des errements à l’apprenti manager, il faut tout de même se rendre à l’évidence : tout le monde peut apprendre à jouer de la musique, mais tout le monde ne sera pas Glenn Gould !

La même pratique peut avoir des effets diamétralement opposés selon le contexte.

Management : se méfier des recettes toutes faites !

Un exemple :

il est unanimement reconnu que le degré de mobilisation des collaborateurs est plus grand lorsque leur avis est sollicité et qu’ils participent à la réflexion précédant une décision.

Ce principe sera donc « enseigné » aux managers que l’on incitera à solliciter les avis de leurs collaborateurs.

Application pratique, face à un problème à résoudre :

  • Par le manager A : « Que proposez-vous pour… ? »
  • Par le manager B : « Comment pourrions-nous… »

Résultat des courses :

  • Le manager A aura immédiatement mis le collaborateur sur la défensive et provoqué la méfiance.
  • Quand le manager B aura incité à coopérer pour trouver de bonnes solutions au problème,

La forme et la tonalité de l’expression auront suffi à créer des situations contraires :

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Un collaborateur stressé pour le manager A (qui doutera beaucoup de la pertinence des conseils prodigués en formation)

Un collaborateur épanoui pour le manager B

Alors, comment s’y prendre ?

Vous pouvez avoir lu tous les livres sur le management publiés, avoir suivi quantité de stages de management et en avoir parfaitement retenu les principes à respecter. Vous n’aurez fait que le premier pas.

Les progrès en management nécessitent pratique et réflexion sur sa pratique, en bénéficiant autant que possible de regards bienveillants d’autrui (coach, collègue, collaborateur, responsable hiérarchique, mentor …). Toute perception / interprétation a son intérêt.

Autant dire qu’il s’agit d’une évolution personnelle, impliquante et… exigeante, d’une véritable et enrichissante aventure humaine,

et si l’aventure vous tente,

et que vous êtes manager opérationnel,

RV sur le site de DXEM ! Vous y trouverez une pédagogie novatrice et efficace et des regards bienveillants pour vous assister dans l’amélioration de vos pratiques managériales.

ou, si vous êtes CEO,

c’est Dan LOW qui vous viendra utilement en aide, notamment lors de ses séminaires “spécifiques CEOs”.

Son ouvrage, ( interdit en Chine), vous donnera déjà un avant-goût de son approche , pleine de bons sens, simple et terriblement efficace.

Quelques outils puissants pour servir la formation au management Un bienfait d’une double culture orientale et occidentale ?