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Shen-Yun

Shen Yun, une performance à couper le souffle ! Une source d’inspiration pour les managers

Deux mois à peine après s’être offert un genou tout neuf, aller au Palais de Congrès quand on habite Tours, même en utilisant TGV et taxi, était audacieux et même déraisonnable. Mon genou tout neuf me l’a confirmé – verdict sans appel. Mais je ne regrette rien et à refaire, je refais !

Les 4, 5 et 6 mai dernier, Shen Yun (1)se produisait à Paris :

                      (1)Comprenez : « la beauté d’être divins qui dansent »

Une perfection technique époustouflante

« Des techniques de danse sophistiquées, un orchestre associant instruments occidentaux et orientaux, des costumes magnifiques et un étonnant fond de scène » –  voilà Shen Yun au premier abord. Et pour qui a tenté un jour ou l’autre de se confronter à quelques figures de gymnastique acrobatique, c’est déjà une prestation totalement exceptionnelle : l’impossible, l’inaccessible, devenu par enchantement réalité. Et l’impression, ô combien trompeuse, que les artistes faisaient cela tout naturellement, sans le moindre effort.

             

Un voyage au travers 5.000 ans de culture traditionnelle chinoise

Les danses chinoises classiques et narratives se succèdent, faisant revivre 5.000 ans de culture traditionnelle chinoise : des mythes anciens, des héros de naguère ou les paradis célestes.

Une belle fresque de la Chine ancienne, très éloignée de ce que la Chine actuelle laisse à voir.  Chaque danse incarne les valeurs traditionnelles chinoises : bienveillance, loyauté, tolérance, courage, détermination face aux adversités. Le tout parsemé de quelques facéties !

Le plus surprenant reste que « quelque chose » d’extraordinaire se passe, bien au-delà d’une simple expérience sensorielle et émotionnelle.

L’entrée en résonance avec le public

Beaucoup de commentaires en témoignent.

Shen Yun interpelle chacun :

Shen Yun, c’est la perfection dans tout : la danse, les chansons et la musique. L’harmonie entre les artistes est du plus haut niveau… Je vais retourner chez moi moins stressé, plus détendu et avec une sérénité, je pense, qu’aucune autre expérience ne me fera ressentir. (Dr. Michael Meister, Secrétaire d’état parlementaire au Ministère fédéral des finances, Allemagne)

Shen Yun vous entraîne « ailleurs » :

Je suis perdue dans un autre monde… et c’est magnifique… Je ne sais pas où je suis, mais c’est un endroit heureux… C’est un bel endroit … ça touche l’âme — ça me parle » (Rachel O’Brien-Eddy, auteur, et conférencière)

« Shen Yun est le ciel sur Terre ! J’ai eu du mal à revenir sur terre… j’étais dans un autre monde » (Michel Cadiou, ancien officier de la police nationale)

Shen Yun fait renaître l’espoir :

Ce spectacle vous apaise, ça vous apporte de l’espoir » (Katia Tchenko, actrice)

Ce spectacle touche vraiment mon âme. Il y a, dans ce spectacle, une puissance énorme qui peut embrasser le monde… c’est vraiment la proximité du divin. Il y a beaucoup d’espoir dans ce spectacle.» (Daniel Herman, ancien ministre de la culture de la république Tchèque)

«Je pense que c’est un message pour toute l’humanité, pas seulement en Chine mais partout ailleurs, où ceux qui cherchent l’éveil [et] la liberté spirituelle ont tendance à être attaqués parce qu’ils sont une menace pour ceux qui ne connaissent que la force. (Nate Jessup, fondateur et directeur du Musée Imagine à St-Petersburg, Floride.)

Les coulisses de l’exploit ?

Shen Yun Performing Arts, organisme à but non lucratif, fondé en 2006 à New York par des pratiquants de Falun Dafa (forme très ancienne de Qigong, basée sur les valeurs d’authenticité, de bienveillance et de tolérance), regroupe des artistes chinois, pétris de culture chinoise, dont le but est de faire revivre l’essence de cette culture considérée, selon la tradition, comme une civilisation inspirée par le divin.

Or, dans la chine ancienne, les poètes et les artistes puisaient leur art dans la croyance ancienne que, pour créer un art véritable, la beauté et la pureté doivent d’abord être intérieures. Les artistes de Shen Yun perpétuent cette tradition de « cultivation interne », intègrent la méditation et la pratique du Falun Dafa dans leur entraînement rigoureux quotidien. Le résultat, c’est un état d’esprit orienté vers l’amélioration de soi et l’altruisme. Ces qualités sont enracinées dans la vie quotidienne de la plupart des artistes de Shen Yun et se reflètent naturellement dans leur expression artistique, s’expriment à travers la joie véritable qu’ils ont à danser.

En tant que spectateur, vous ressentez cet état d’esprit : les artistes forment un tout ; aucun stress, aucune rivalité, tout le monde se soutient. La recherche très pure de l’excellence dans leur art est leur seul guide.

 Quelques leçons managériales ?

Elles nous viennent de la façon dont les artistes parlent de leur engagement.

Tout part de la mission de Shen Yun,

Une mission qui dépasse chacun et a beaucoup de sens aux yeux  de tous car elle repose sur des valeurs. Lily Wang, première danseuse, s’en fait l’écho : « la mission de notre compagnie est claire : faire revivre l’essence de l’authentique culture chinoise, ramener la beauté des arts et des valeurs traditionnelles, et apporter l’espoir au public. Nous voulons faire cela parce que nous voyons que nous vivons dans un monde où les valeurs traditionnelles déclinent, où les gens deviennent de plus en plus matérialistes jour après jour, et où les gens perdent l’espoir et la bonté ». Albert Yang, premier danseur, en témoigne également sur Clearharniony.net : « Lorsque vous entendez des spectateurs dire « C’est un message d’espoir, c’est de l’art véritable, c’est l’espoir du futur, [les danseurs de Shen Yun] raniment la société, c’est ce dont la société a besoin », cela en vaut la peine. »

En résultent une implication et une cohésion d’équipe amenant chacun à repousser sans cesse ses limites,  s’améliorer sans cesse et l’ensemble à coopérer, se soutenir pour atteindre l’excellence et servir au mieux la mission. Lily Wang en fait le constat : « chaque personne inspire ceux qui l’entourent à travailler dur » – tous savent pourquoi ils sont là, quel est leur but, alors nous ne nous appesantissons pas beaucoup sur nous-mêmes et nos propres désirs. Lorsque vous devenez une partie intégrante de Shen Yun, il devient naturel de faire fi de vous-même pour écouter ce que pensent les autres et faire ce qui est meilleur pour le groupe ». Albert Yang fait le même constat : «Il faut aussi avoir un désir de partager ce que vous avez, vos expériences. Vous devez être altruiste. » Yang attribue lui aussi l’impeccable synchronisation de la compagnie sur scène au soutien mutuel sincère qu’ils s’apportent entre eux.

 Si vous doutez de l’intérêt et de la force d’une vision,

Le témoignage de Lily Wang devrait lever vos doutes :

« Des membres du public de différents domaines de l’art disent qu’ils sont stupéfaits de voir la justesse de chaque seconde de notre performance, car cela exige de toute la production – des danseurs aux musiciens, au son, à la lumière et tous les autres départements techniques – de travailler ensemble impeccablement. Cela leur semble presque impossible, parce qu’ils savent combien il est difficile de maintenir une dizaine de danseurs synchronisés avec un enregistrement, sans parler de plusieurs dizaines avec un orchestre live.

Pour Shen Yun c’est loin d’être impossible, parce que nous sommes un ensemble. Nous sommes une équipe où chacun fait de son mieux pour coopérer avec chacun. C’est une partie de ce qui fait de Shen Yun une production phénoménale, ou selon les mots de certains spectateurs : une performance divine. »

L’incroyable ascension de Shen Yun depuis sa création (2006), devenu aujourd’hui un phénomène mondial[1], en est également la preuve !

« Une inspiration d’hier pour aujourd’hui « 

[1] actuellement, chaque année, 5 troupes parcourent le monde.

gestion du temps

Tout comprendre de la gestion du temps

Dans le monde de la formation, la gestion du temps fait recette. Comme le marronnier se révèle « l’arme fatale du journaliste en panne d’inspiration », on en viendrait presque à penser que la formation à la gestion du temps pourrait bien constituer un incontournable pour organisme de formation en mal de programme de stages ou… de stagiaires !

Reprenons donc au point de départ : vous êtes débordé(e) – comme moi ! – peut-être même stressé plus souvent qu’à votre tour et vous voulez en sortir. D’ailleurs votre responsable vous le demande aussi…. Avec un peu de chance, vous voilà embarqué dans l’aventure « formation à la gestion du temps ».

En formation, pour tout comprendre de la gestion du temps,

Vous allez apprendre des « lois » et des « outils » ayant fait leur preuve.

Peut-être même les connaissez-vous déjà ?

  • Lois sociologiques :

    • Plus on a de temps pour réaliser une tâche, plus cette tâche prendra de temps (loi de Parkinson)
    • Chaque chose prend plus de temps qu’on ne le prévoyait au départ (loi de Murphy) – 2 fois plus ?
    • 20% de notre travail donne 80% de nos résultats (loi de Pareto)
    • Dans notre univers, tout événement est cyclique. Pour être efficace, n’ouvrir qu’un cycle à la fois (loi des cycles)
  • Lois psychologiques :

    • La perception du temps varie selon l’intérêt que l’on porte à l’activité effectuée (loi de Fraisse)
    • Nous avons tendance à faire d’abord les choses qui nous plaisent (loi de Laborit).
    •  Loi du rendement décroissant : au-delà d’une certaine durée, l’efficacité décroît (loi d’Illich).
    • Loi des variations d’énergie au cours de la journée (loi de Taylor)
    • Effectuer un travail en continu prend moins de temps que de le faire en plusieurs fois (loi de Carlston)
  • Méthode du QQOQCP

    Méthode aussi connue sous le nom d’Hexamètre de Quintilien, au service de l’efficacité collective ; adopter cette démarche facilite l’exploration d’une situation posant problème à partir de six questions – Quoi, Qui, Où, Quand, Comment, Pourquoi ? – facilitant ainsi l’émergence de solutions :

Quoi ? L’opération est-elle indispensable ? utile ? Que se passerait-il si l’on décidait de ne plus la réaliser ?

Qui ? Le service, la personne sont-ils les plus indiqués pour faire ce travail ?

Où ? Est-ce l’endroit qui convient le mieux pour effectuer ce travail ?

Quand ? Est-ce le moment qui convient le mieux pour réaliser ce travail ?

Comment ? Quel est le temps habituel de réalisation ? Comment s’y prend-on ? (savez-vous qu’il faut passer à un objectif de 25% du temps habituel pour que la créativité se manifeste ?)

Pourquoi ? Quels bénéfices la réalisation de la tâche procurera ?

Vous connaîtrez même la façon de tirer parti de ces lois :

  • Tirer parti des lois sociologiques :

Comprendre la gestion du temps : lois sociologiques

  • Tirer parti des lois psychologiques :

Comprendre la gestion du temps : lois psychologiques

Et même, tirer parti de 2 règles de base,

Deux règles, certes contraignantes, mais aussi simples qu’efficaces.

Elles ont, de surcroît, l’avantage d’être faciles à mémoriser et à avoir à l’esprit en permanence.

Comprendre la gestion du temps : deux règles pratiques

Sont-elles, pour autant, faciles à mettre en œuvre ? Si j’en crois mon expérience, entre contraintes « environnementales » et vos propres « démons » (cf. paragraphes suivants), il restera probablement encore à faire pour respecter ces deux « petites » règles, mais elles se sont révélées, en ce qui me concerne, les plus précieuses aides sur l’ardu chemin du progrès dans la gestion de mon temps, sans pour autant avoir fait des miracles…

Ces lois et outils ne seraient-ils cependant pas une réponse approximative à une bonne question ?

Cette damnée « bonne question » renvoyant à quelques « sous-questions » infiniment plus embarrassantes car beaucoup plus implicantes.

Question 1 : Quel(s) avantages tirez-vous du fait d’être débordé ?

être débordé : quels avantages ?
Crédit photo-Istockphoto.com

Accro. » à l’adrénaline ? Valorisation personnelle (pour donner une image de professionnalisme, ou d’importance ou de dynamisme ou…) ?  Fuite en avant ? Réponse à quelques croyances bien ancrées (il faut … être parfait, faire face seul aux difficultés sans solliciter autrui, etc.) 

Question 2 : « Et si vous descendiez de vélo pour vous regarder pédaler ? ».

En d’autres termes : ne s’agit-il pas de reprendre votre vie en mains ? En commençant par vous interroger sur vos priorités.

Et la question de la gestion de temps devient une question de gestion des priorités. Question généralement prise en compte dans les formations à la gestion du temps en vous proposant la fameuse d’Eisenhower qui vous permet de classer les travaux à faire en croisant deux de leurs caractéristiques – degré d’urgence et degré d’importance – pour savoir quel traitement leur réserver.

Matrice d'Einsenhower
Gérer son temps : entre l’urgent et l’important.

D’une implacable logique, sauf que… si l’urgent est aisé à identifier, l’important l’est beaucoup moins : ce qui importe pour vous est peut-être totalement insignifiant pour moi ! à titre d’exemple : je n’ai aucun attrait pour les « grosses voitures » et n’apprécie pas du tout les 4*4, mais peut-être que posséder un modèle de ces voitures est pour vous capital. J’attache de l’importance à l’ordre, à tel point que je ne peux travailler avec un bureau encombré ; mais je connais d’autres personnes qui, elles, ne peuvent travailler que si leur bureau est encombré. L’urgent et important pour elles sera de faire en sorte qu’il n’y ait plus d’espace vide sur leur bureau tandis que, pour moi l’urgent et l’important, la priorité absolue sera de trier, ranger, classer jusqu’à ce que n’ait survécu à ce tsunami que le dossier auquel j’ai décidé de m’attaquer. Autant dire que l’importance est une notion très relative.

Ce qui conduit à une autre question, celle des choix – autrement plus importante et délicate que celle de la gestion du temps !

Question 3 : « Où sont MES priorités ? »

Et non simplement « dans quel ordre prendre ce que j’ai à faire ? »

Le champ est élargi et ne s’arrête pas à une to do list, aussi exhaustive soit-elle. Il s’agit beaucoup plus de s’interroger sur « ce que je veux faire de ma vie ? ».

Pour que la « to do list » ne vous joue pas le même tour que l’escalier de Penrose :

escalier de Penrose
escalier de Penrose

Vous croyez atteindre un niveau supérieur en l’empruntant dans le sens des aiguilles d’une montre et, à l’arrivée, vous vous retrouvez au point de départ.

En réalité, le temps n’est rien, seul compte ce que vous en faites. C’est un tout autre sujet ! 758a59_923c7645ca2f44e198cab56e4548a470

Être heureux au travail ? Je rêve ! – (idée reçue n°5)

Précisons tout d’abord ce que j’entends par « être heureux »

Je ne parle pas ici du « plaisir », souvent intense, mais fugitif : celui qui, dès que les stimuli qui le procurent cessent, disparait.

Plaisir de posséder
Ou de celui qui nous vient du plaisir de posséder : le dernier iPhone, une belle voiture, voire même une… belle femme. Nous en rêvons et une fois que nous l’avons, le plaisir disparait.

Eprouver du plaisir ou être heureux ?

Je parle de celui qui vous vient « de l’intérieur », celui qui ne peut ni s’acheter ni se vendre. Celui auquel on aspire Celui qui se cache en nous et se cultive – c’est du boulot ! – et apparait quand on éprouve le sentiment de se réaliser soi-même dans l’action, de donner le meilleur de soi.

Ne pas confondre « AVOIR du plaisir » et « ÊTRE heureux ».

Le travail peut-il contribuer au sentiment de bien-être ?

Quelques constats :

Un travail ou un loisir ?

  1. Une même activité sera vécue comme un travail pour les uns et un loisir pour les autres.
  2. Certains développent une addiction au travail !
  3. Face à certaines épreuves de la vie, le travail peut se révéler une activité libératrice.
  4. Chez les chômeurs, la fréquence des suicides est plus élevée que chez l’ensemble des Français et les études indiquent que le chômage en est la raison.

En d’autres termes, le travail n’est pas une activité neutre et exercé dans des conditions « normales » :

  • Il est un facteur de construction de son identité sociale ; vous occupez une fonction reconnue et « cadastrée ». Essayez de vous présenter en ne donnant ni votre profession, ni votre fonction, ni votre secteur d’activité.
  • Il est le fondement du lien social et apporte de la reconnaissance sociale ; il se tisse des liens entre salariés.
  • Il permet de se révéler à soi-même et de se réaliser dès lors qu’il s’accompagne d’autonomie et a du sens aux yeux de celui qui l’exerce.Il peut même amener à connaître un état que  Mihaly Csikszentmihalyi appelle le « flow », ce « sentiment que l’on ressent lorsqu’on réalise quelque chose qui est parfaitement en harmonie avec nous-même ».

être heureux au travail !

Ce n’est pas le fait de travailler qu’il faut incriminer ; c’est le travail qu’il faut soigner !

Toutes les enquêtes le disent : la qualité de vie au travail repose sur trois piliers :

  • Un travail qui a du sens (se sentir utile, participer à une œuvre collective) et que l’on aime ;
  • Des  conditions de travail satisfaisantes (avoir les moyens et le temps de bien faire son travail  –  une vie professionnelle compatible avec sa vie personnelle) ;
  • Une ambiance positive (reconnaissance et bienveillance en sont les piliers) ;
  • Et, pour certains, la possibilité de développer de nouvelles compétences. Dans ce domaine les entreprises ne sont pas toujours en bonne santé et certaines le sont de moins en moins.

Il est toutefois possible d’espérer en une nouvelle génération d’entreprises dont Frédéric LALOUX rend compte dans son ouvrage «  Reinventing Organizations .

En attendant, notre pire ennemi est au-dedans

En attendant cette ère nouvelle, chacun peut exercer sa part de responsabilité, ne pas attendre pour commencer une deuxième vie, « le jour où il réalise qu’il en a juste une », et décider de prendre en mains sa vie.

6a017c35812c82970b01a3fd248fbc970b-800wiSur le comment ?

Aller faire un tour sur votre météo professionnelle :

Entre évolution professionnelle et vie personnelle, il faut choisir. (idée reçue n°2)

Un consensus semble s’établir autour d’une séparation, de mon point de vue artificielle, entre vie au travail et vie « ailleurs qu’au travail » (vie personnelle, vie familiale, vie sociale) ; comme si l’on pouvait traiter de l’une en faisant abstraction des autres.

Mais :

Vie personnelle et vie professionnelle interfèrent en permanence

Parce que l’on passe une bonne partie de sa vie au travail, parce que la « cloison » entre vie professionnelle et vie privée n’est pas étanche, et l’est de moins en moins, le travail impacte fortement la qualité de vie de tout un chacun.

Tout comme, d’ailleurs, la qualité de vie personnelle retentira sur le comportement au travail.

Pilote de notre vie, nous sommes comme un marin à bord de son radeau

Pour reprendre l’image donnée par Jean-Paul Pianta, chiropracteur[1], nous sommes comme un marin sur un radeau, flottant grâce à quatre grosses bouées rondes maintenues par des barres d’aluminium.

 Equilibre entre vie professionnelle et vie personnelle

Chaque bouée correspond à un des pôles de notre vie. Le radeau forme un tout. Il a besoin d’un marin qui :

–   le « sent bien », devine avant qu’elle ne se produise par où l’avarie peut arriver et agit de manière préventive, à temps pour éviter cette avarie ou en limiter la portée ;

–   sait où il veut aller de sorte que le voyage prenne sens ;

–   veille à l’harmonie du travail de ses quatre bouées pour assurer l’équilibre du radeau ;

–   sait tirer parti des éléments et, loin de lutter contre eux, oubliant la ligne droite, choisit la route qui sera servie par les vents.

Il en va de même de notre équilibre de vie et du bien-être qui l’accompagne.

C’est, me semble-t-il, une profonde erreur que de vouloir opposer l’une et l’autre. C’est la même personne, avec ses joies, ses peurs, ses tristesses et ses colères qui vogue de vie personnelle en vie professionnelle et réciproquement.

Le bien-être repose sur la qualité des temps de vie

La question de l’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle ne se pose pas en termes quantitatifs [idée reçue …]. Comme en matière d’éducation des enfants, ce qui compte n’est pas tant la quantité d’heures passées avec eux, que la qualité des moments qui leur sont consacrés.

La seule question qui vaille d’être posée n’est pas  « est-ce que je peux concilier vie professionnelle et personnelle » à partir d’une comptabilité des temps consacrés à chacune de ces vie, mais « est-ce que l’une de mes vies impacte négativement l’autre ? ». Et si, et seulement si, la réponse est oui, quels aménagements de l’une et de l’autre y remédieraient ?

En ce sens, la qualité de vie au travail est cruciale, mais ni plus ni moins que celle de « nos autres vies ».


[1] Jean-Paul PIANTA – La révolution du mieux-être, éd. Ramsay 1998

Un manager sommeille-t-il en vous ?

Je vous propose de faire le point sur quelques-unes de vos réactions «naturelles » face à certaines situations afin de tester si le rôle de manager vous tente vraiment.

 Pourquoi cette interrogation ?

Parce que, pour bien vivre son travail, mieux vaut ne pas avoir à forcer sa nature et ramer à contre-courant !

C’est au contraire, en exerçant un métier pour lequel on est naturellement talentueux que l’on pourra vivre le plus souvent l’expérience du «FLOW », et bien vivre ses journées de travail – voir le Quiz : «Que dit votre météo professionnelle ? ».

Auto-diagnostic

Quiz !

Inscrivez, en face de chacune des propositions, le chiffre qui correspond le mieux à la fréquence avec laquelle vous faites cette expérience : de 1 (jamais), 2 (parfois), 3(souvent), 4(en règle générale) ou 5(toujours)

devenir un bon manager : Êtes-vous faits pour le rôle de manager ?

Totalisez vos « points ». Entre 13 et 65, votre score est de …… Il est probable, en cas de score inférieur à 35, que vous ayez peu d’affinités pour la fonction managériale. Peut-être, à aujourd’hui, n’est-ce pas la voie d’évolution professionnelle qui vous convient le mieux ? Celle de l’expertise métier ne serait-elle pas, à ce jour, préférable pour vous ?

A contrario, un score supérieur à 50 vous désigne d’emblée pour cette fonction dans laquelle vous avez toute chance de vous épanouir, pour autant qu’elle vous tente.

Pour quelles raisons ?

 Le rôle de manager recouvre trois dimensions :

  • Une dimension mobilisation : donner aux équipes l’envie de contribuer ;
  • Une dimension « organisation/modes de fonctionnement » : donner aux équipes les moyens de contribuer au projet collectif par leurs actions dans le cadre de leur fonction et veiller à ce qu’ils le fassent dans le respect de valeurs communes dans lesquelles tous se retrouvent ;
  • Une dimension « GRH » au travers de laquelle chaque collaborateur aura le sentiment d’être pris en compte (en tant que personne et au regard de ses attentes à l’égard de sa vie professionnelle).

En conséquence, si, par vos réactions habituelles :

  1. Vous diffusez un état d’esprit positif, dégagez une énergie positive (items 2, 3, 9).
  2. Vous prenez en compte autrui, êtes totalement présent dans la relation à autrui (items 1, 10, 11, 13).
  3. Vous êtes « prévisible », et à ce titre sécurisant comme peut l’être la « force tranquille » prônée par Jacques Séguéla (items 7, 8, 12).
  4. Vous agissez de manière à préserver des relations et une ambiance agréables, en sachant vous adapter aux situations, lâcher prise quand il le faut, (items 4, 5, 6).

Vous avez toute chance de préserver l’essentiel de ce que des collaborateurs attendent de leur manager.

Le rôle de manager vous tente vraiment ?  Pour que rien ne vous échapper, pour tout savoir du rôle du manager, rendez-vous sur cette page.

Vous exercez actuellement ce rôle ? Vous aimeriez être guidé dans son exercice ?

Vous pouvez vous rendre sur le site de DXEM Management. En moins de 4 jours, grâce à une pédagogie personnalisée, les programmes de développement proposés ont permis à beaucoup de managers d’être à l’aise et efficaces dans leur quotidien.

Ponctuellement, bien qu’il ne s’agisse pas d’un vademecum du « comment manager? », en allant « y voir », vous pourrez  aussi éviter de suivre quelques 15 idées reçues dont il vaut mieux se méfier : faux pas assurés !

et bon vent !