Archives de catégorie : Variations personnelles

Rentrée 2017 : Dans mon cartable, trois petits grains de sable

En écho à ce poème de Pierre RUAUD que j’ai plaisir à partager avec vous :

La rentrée

Je voulais dans mon cartable

Emporter mes châteaux de sable

Mon cerf-volant, des coquillages

Et le portique de la plage

Maman m'a dit

C'n'est pas permis

Et puis tout ça

ça n' rentre pas



Alors, j'ai pris un beau stylo

Pour le goûter quelques gâteaux

Et que des choses raisonnables


Plus trois petits grains de sable.

« Mes » trois petits grains de sable en cette rentrée 2017

Je les ai rapportés de ma traditionnelle semaine à vélo en solitaire.

Premier grain de sable : La Baule

12h00 : distraction – sur le front de mer, je ne regarde pas la route, lui préférant la mer. Je prends un trottoir latéralement et c’est la chute.

Bilan : un genou endommagé et un vélo à réviser sans attendre (je suis logée à Saint Nazaire et ai laissé mes affaires à l’hôtel)…

Au centre de La Baule, un réparateur de vélo… fermé entre 12h30 et 14h, mais un garagiste voisin, plein de compassion. Il me rassure : malgré le bruit infernal des freins, je peux rouler et je peux trouver un réparateur à côté du Décathlon. En route donc pour ce sauveur annoncé.

13h : ce réparateur est bien là et il est ouvert : je m’y sens tout de suite la bienvenue. Sans la moindre hésitation, le vélo en cours de réparation est abandonné au profit du mien et l’on me donne immédiatement et d’office compresse et désinfectant.

14h30, je repars dérailleur parfaitement réglé et jante comme neuve – coût : 26€ !

Deuxième grain de sable : Banlieue Nord de St Nazaire

Un hôtel Campanile m’y attend, précisément à Trignac ; sauf que… redoutant de passer par St Nazaire et de ne trouver, pour y accéder, que des quatre-voies peu indiquées pour les vélos, je crois judicieux de passer par les villages du nord de St Nazaire.

        Ironie du sort : de St Nazaire Centre, il est aisé pour un vélo, et rapide, de rejoindre cet hôtel ; ça, je l’ai appris le lendemain !

18h00 arrivée à Montoire (5km de Trignac) – 19h00 toujours à Montoire où je tourne en rond, incapable de trouver une autre issue que la quatre-voies, et pas âme qui vive dans les rues.

19h30 j’erre toujours, mais à un feu rouge attend un vélo – pas de la toute première jeunesse – et son propriétaire dont l’habillement peut laisser penser qu’il ne roule pas sur l’or. Mon sauveur peut-être ? Son air perplexe, son long silence ne sont pas bon signe… « C’est que c’est loin ; c’est pas facile … ». Et puis, tout à coup, son visage s’éclaire « Je vous accompagne ; suivez-moi ». L’heure n’était pas aux palabres. Je le suis – ou plutôt je m’efforce de le suivre – avec son vieux vélo et ses tongs, il roulait vite, le diable !

Et il m’explique qu’il travaille pour Emmaüs et donc connaît toutes les rues (je n’ai pas compris pourquoi, mais j’ai acquiescé !) et, 20 minutes plus tard, sans avoir rencontré âme qui vive, près d’une voie de chemin de fer, à une patte d’oie, il s’arrête, m’annonce que nos chemins bifurquent là, me demande un papier et un crayon et me dessine un plan qui ressemblait à ça :

Alea jacta est. Je remercie, voulant croire à ma bonne étoile, et veux ajouter à mes remerciements quelques espèces sonnantes et trébuchantes. Refus obstiné et réitéré et ce n’est que lorsque j’ai argué : « cela me fait plaisir » qu’il a accepté, parce que « alors, si c’est comme ça… »..

20h30, grâce à  mon guide et à son plan (et quelques sollicitations, une fois arrivée dans un zone plus peuplée) j’arrivais effectivement à l’hôtel.

Mais quelle gentillesse, quelle bienveillance et quelle gratuité dans cet accompagnement, alors que manifestement les fins de mois ne devaient pas être des plus faciles…

Troisième grain de sable : Ste Gemmes sur Loire, banlieue sud d’Angers

16h00 : il se met à pleuvoir pour la première fois de la journée et c’est le moment que choisit la roue – arrière bien sûr – de mon vélo pour crever.

Que faire ? Réparer, c’est exclu : il pleut et pour changer de chambre à air il me faut un temps infini. D’ailleurs, je suis totalement incapable de remettre une roue arrière en bonne place… sans compter que la petite pompe en ma possession pour regonfler la roue ne lui permettrait pas d’aller bien loin.

Une dame a la bonne idée de sortir de sa maison pour se rendre à sa voiture. Voilà qui va au moins pouvoir me dire où je suis, histoire de savoir où je peux trouver un réparateur (le plus proche sera Décathlon, mais à 10 km) ou peut-être bien … un taxi. Je devais faire pitié… car à peine munie de ces précieux renseignements, voilà cette dame qui me lance « et puis, allez, je vous emmène » et nous voilà parties, vélo chargé grâce à des sièges arrière rabattus. Ce n’était pas sa route, elle me l’a confirmé alors que nous devisions sur l’évolution de la Loire au cours des années, « mais un détour de 10 km, ce n’est rien » et  c’est elle qui, à l’arrivée, me remerciait pour ce moment d’échanges !

Quant à Décathlon, non seulement mon vélo a été immédiatement pris en charge à l’atelier,

mais, eux aussi, ont absolument tenu à désinfecter mon genou (toujours digne de ceux de vos gamins lorsqu’ils reviennent « couronnés ») : « il y a quelqu’un dans le magasin qui est là pour cela » et 5 minutes plus tard voilà, malgré moi, mon genou également prise en charge !

 Ces trois petits grains de sable me sont précieux

Parce que, oui, je reviens de ces vacances avec une certitude : à côté de ce « monde de brutes » dont les media témoignent quotidiennement, il y a un monde bienveillant qui autorise tous les espoirs. Il est là, présent autant que son contraire. J’avais envie d’en témoigner.

Et ces trois petits grains de sable, je les ai glissés dans mon cartable de conférencière pour qu’ils m’accompagnent et me sourient lorsque des vents contraires soufflent.

Et vous ? Quels petits grains de sable avez-vous rapportés de vos vacances ?

Djanet

Une semaine dans le Tassili N’Ajjer

Une aventure en terres inconnues

Nous sommes en 2006 et me voilà donc partie pour une aventure de huit jours au milieu des dunes de sable du Tassili N’Ajjer : terre inconnue pour moi à tous points de vue :

Désert sud algérien et Touaregs

  • Atterrissage à Djanet, à l’ouest de Tamanrasset, près de la frontière libyenne, autant dire au bout du monde civilisé…6a017c35812c82970b01b8d05d05e9970c-800wi
    arrivée dans le Tassili N'Ajjer
  • Accueil par Abdou, notre guide local qui nous rassure : nous vivrons à l’heure du désert, mais « tout est sécurisé à 99%, le 1% est l’imprévu du Bon  Dieu »…acceil à l'arrivée dans le Tassili N'Ajjer
  • Partage de notre épopée avec cinq touaregs
Deux musiciens de renom
Deux musiciens de renom

 

Deux pilotes, mécaniciens de génie
Deux pilotes, mécaniciens de génie

 

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Un cuisinier, aux mille et un prodiges dans la besace

« Présence » et art-thérapeutes

  • « Last but not least », tout cela sous le signe de la « présence » : « présence à soi, à l’autre, au monde et  l’instant », belle formule n’allant guère pour moi au-delà de la dite formule…  le tout au sein d’un groupe d’art-thérapeutes emmenés et coachés par Yamina Nouri, physicienne et enseignante à l’Université d’Alger à l’origine, art-thérapeute et coach parisienne aujourd’hui. Un monde tout aussi inconnu pour moi. …

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Mais encore ?

Huit jours plus tard, j’en revenais :

  1. Vivante, et entière
  2. Ravie d’avoir pu vivre cette aventure
  3. Avec le sentiment de m’être offert une semaine  de totale insouciance à l’image de l’enfant bohème et rêveuse que j’avais pu être il y a… très très longtemps !

Côté paysages :

Entre peintures, gravures rupestres (dont la fameuse « vache qui pleure » que vous ne pouvez contempler sans ressentir une forte émotion), musique touareg au son du luth et de la guitare,  dunes à perte de vue, ergs, gueltas, arches, le dépaysement et le ravissement étaient au rendez-vous.

Tassili N'Ajjer-la vache qui pleure

 

 

La vache qui pleure ! (photo que je dois au site internet du collège ND de Bougenay des Sables d’Olonne)

 

 

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Une des gravures rupestres de Tin Tarert

 

 

Côté « art-thérapie »

Pour ce qui est des « activités » d’art-thérapie, j’ai eu le sentiment de « jouer » avec toute l’insouciance qu’une totale méconnaissance de ce domaine autorise. Rien que le plaisir du jeu !

Plus que le dessin, le chant ou la danse, ce sont les masques qui m’ont ravie. Une expérience fabuleuse, d’une extraordinaire richesse.

  • Première découverte : vous pouvez trouver dans le désert de quoi fabriquer une foultitude de masques ! et aucun ne se ressemble.

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  • Deuxième découverte : 2 heures pour fabriquer un masque, c’est un temps « psychologique » de l’ordre du quart d’heure…
  • Troisième découverte : revêtir un masque et laisser libre cours à son expression corporelle rend tout à coup excessivement conscient de la relative pauvreté de l’expression verbale qui ne pourra jamais égaler et rendre compte de la richesse du vécu.

À ce propos, j’ai aimé le « mode opératoire » adopté par Yamina lors de l’évaluation finale, à chaud, de ce temps de vie : dire en une ou deux phrases maximum ce qui le caractérisait à nos yeux. Cette manière de faire oblige à aller à l’essentiel et se débarrasser de ce qui n’est qu’accessoire ou anecdotique et ne pas tomber dans le piège de la logorrhée. La perfection n’est pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais bien, au contraire, lorsqu’il n’y a plus rien à ôter. Une leçon que j’essaie de retenir dans ma pratique professionnelle.

L’expérience vous tenterait-elle ?

Yamina organise presque chaque année un stage de cette nature dans le désert algérien ou le désert marocain :

YAMINA NOURI – ynouri@club-internet.fr -‘ 06 64 63 76 76

Une semaine dans le M’Zab.

La vallée du M’Zab : située à 600 km au sud de la ville d’Alger, au cœur du désert saharien, « le désert du désert », est classée patrimoine universel par l’Unesco depuis 1982 pour l’architecture de ses « ksour », villages fortifiés millénaires (dont Ghardaïa et Beni Isguen).

L’architecture du M’Zab a été conçue pour la vie en communauté, tout en respectant les structures familiales, et a constitué une source d’inspiration pour les architectes contemporains (dont Le Corbusier).

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J’y allais avec un groupe d’art thérapeutes emmenés et coachés par Yamina Nouri, physicienne et enseignante en physique à l’Université d’Alger à l’origine, art-thérapeute et coach parisienne aujourd’hui. C’était ma seconde incursion dans ce monde de « psy » qui a eu la gentillesse d’accepter et intégrer le « vilain petit canard » issu du monde de l’entreprise… (et, qui plus, est de celui de la grande distribution).

J’en reviens, marquée par deux rencontres/leçons d’humanité, plus encore que par celle de ma propre rencontre avec « mon » masque créé de toutes pièces avec les matériaux que nous offrait le désert.

Première leçon : l’accueil prévenant de nos hôtes au gîte Tarist

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Gîte accueil

  • Une attention de tous les instants,
  • Une totale bienveillance,
  • l’acceptation sans jugement de chacun de nous, même lorsque nos coutumes d’occidentaux avaient de quoi surprendre des ibadites. Un exemple ? Nous avons, une des comparses et moi, émigré la nuit sur la coursive extérieure, lieu de passage commun, pour pouvoir, bénéficiant d’un peu de fraîcheur, dormir (la chaleur, dans les chambres, était écrasante) ; aucune remarque, aucune allusion le lendemain et nous avons pu y dormir consciencieusement chaque nuit. Et pourtant…

Pour prendre la mesure de l'écart culturel : cette pancarte affichée dans une rue de ksar
Pour prendre la mesure de l’écart culturel : cette pancarte affichée dans une rue de ksar

Seconde leçon : Tinemmirine, nouveau ksar construit par et pour des gens défavorisés, des exclus

vivant jusqu’alors dans la palmeraie voisine  (en berbère, Tinemmirine signifie « bénédiction »).

Ce ksar a vu le jour en 2000, grâce à Ahmed BABAAMI, architecte, initiateur de l’idée, réalisateur des plans d’architecture et de génie civil et gestionnaire du projet, du montage financier au suivi quotidien des travaux de chantier en passant par l’achat des matériaux, l’organisation et le recrutement des ouvriers ; le tout à titre bénévole avec, chemin faisant et pour la circonstance, son élection comme député (le projet, pour aboutir, nécessitant des modifications de la loi).

Cette ville nouvelle, ne reniant rien de l’héritage patrimonial des cinq anciens ksour, intègre les récents apports de l’architecture bioclimatique. Mais elle a surtout pour caractéristique d’être  « construite en entraide communautaire, d’être économique et de parfaitement s’intégrer avec son  environnement physique »   (extrait  Sciences & Technologie D – n°28, décembre 2008 : la participation de la population à son habitat – cas d’un nouveau ksar au M’Zab).

Trois constats :

J’en reviens aussi  avec, en tête, trois constats dont nous serions peut-être bien avisés de nous inspirer et tirer quelques leçons :

  1. Mettre en avant le manque de moyens est confortable, mais erroné ; je le pensais, j’en suis maintenant convaincue : c’est une fausse barbe !
  2. Tout ce qui est gratuit ne vaut rien ; je l’avais appris ‘à l’école », j’en ai eu une irréfutable  démonstration « dans la vraie vie ».
  3. Nos pensées créent la réalité tout autant que la réalité façonne nos pensées. L’improbable Tinemmirine a été rendue possible par la volonté d’un homme dont les attitudes et les pensées  ont « attiré en permanence les gens et les expériences qui reflètent [son] état  d’esprit. » (Slavica Bodganov).

 1. Des moyens limités, loin d’être un obstacle insurmontable, sont un atout en ce qu’ils favorisent  l’innovation.

Le m2 de surface habitable est revenu à 4.329 DA contre 13.500 à 16.000 DA/m2 pour un logement social et 18.000 à 20.000 DA/m2 pour un logement promotionnel. Et cela sans que la qualité  urbanistique et architecturale en ait pâti.

La participation financière des bénéficiaires, compte-tenu de la bonne utilisation des aides publiques, a pu être limitée à 60.000 DA (environ 550 €), mettant l’acquisition d’un logement à la portée des plus démunis.

Traçage du ksar Tinemmerine par Ahmed Babaami
Traçage du ksar Tinemmerine par Ahmed Babaami

Maisons avec petites ouvertures, (le ksar est bâti sur un terrain rocailleux en pente) et placettes intimes.
Maisons avec petites ouvertures, (le ksar est bâti sur un terrain rocailleux en pente) et placettes intimes.

2. Exit l’assistanat, place à la responsabilisation

Chaque bénéficiaire est appelé à construire sa maison au travers du système de la « touiza ».

Par le biais de l’association Touiza, le bénéficiaire – à l’origine exclu et défavorisé – est impliqué dans la construction et même la conception de son propre habitat. Celui-ci, conçu de manière traditionnelle, l’est sans plan type (en raison d’ailleurs de la topographie), Nous sommes aux antipodes des standards prévalant lors de la construction d’un lotissement.

Le principe est le suivant : le bénéficiaire doit travailler bénévolement 150 jours pour acquérir 150 touiza

  • Les 60 premières touiza effectuées, le bénéficiaire peut choisir un logement fini ou incomplet. Dans ce dernier cas, il pourra adapter son logement en fonction de ses besoins et de ses idées.
  • Après l’acquisition de 150 nouvelles touiza, il pourra prendre possession de son logement ;
  • Les 30 touiza restantes seront consacrées à parfaire des habitations inachevées du ksar.

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Même les personnes âgées participent – par leur présence (à droite sur la photo)

La photo prise en fin de la "journée Touiza" fait office de pointage.
La photo prise en fin de la « journée Touiza » fait office de pointage.

La touiza, certes,  réduit le coût de la construction, mais les bénéfices sociaux recherchés en premier lieu ne sont pas de cet ordre :

–    Le bénéficiaire appelé à construire sa propre maison (en général 100 m2, dont 12 de cour intérieure), se sent responsable et acquiert, vis-à-vis de sa famille et de la collectivité, un  sentiment de dignité ;

–       Le processus de construction est collectif. En travaillant ensemble, les futurs habitants vont se connaître, prendre pour habitude de s’entendre, et ainsi apprendre à vivre ensemble : « une vraie grande famille va s’installer dans le nouveau ksar » pour laquelle solidarité et entraide ne seront de vains mots. (Le nombre de logements est volontairement limité -70 logements à Tinemmirine en 2008).

La ville de Beni Isguen en entier a accompagné les bénéficiaires à leurs nouvelles demeures (23.11.2000)
La ville de Beni Isguen en entier a accompagné les bénéficiaires à leurs nouvelles demeures (23.11.2000)

Nota : toutes ces photos et bien d’autres étaient disponibles sur les sites : http://www.tinemirine.net/cms/ksar-tinemirine/vues-tinemirine.html http://www.umc.edu.dz/revuest/D-N%C2%B028-PDF/textes/8-ADAD-67-76.pdf, devenus obsolètes depuis.

3. Ahmed  BABAAMI : ses convictions, sa pensée ont créé la réalité.

En dépit des oppositions, des obstacles, du manque de moyens, Tinemmirine a vu le jour et l’expérience est aujourd’hui reconnue et même promue par les instances algériennes officielles (Monsieur Zouhir BALLALOU, Architecte des monuments historiques et Directeur de l’OPVM – Office de protection et de promotion de la Vallée du M’Zab – en rend compte dans le fascicule  « Revitalisation Urbaine pour la sauvegarde du Patrimoine »).

Ce qui me permet de conclure de deux manières :

–  sur la note d’espoir que nous devons à Edgar Morin : « L’expérience de l’histoire nous montre que l’improbable bénéfique arrive« .

–   et sur cette sage pensée indienne  » : Sur la terre tout a une fonction, chaque maladie une herbe pour la guérir, chaque personne une mission« . Celle d’Ahmed Babaami est limpide.

La mienne ? La réponse, pour moi, n’est pas évidente, mais c’est certainement une « bonne question ».

La vôtre ?

Dernière remarque, et non des moindres à mes yeux.

Googlelisez Ahmed Babaami, vous le trouvez sur les listes des députés ; vous le trouvez dans un article de recherche rédigé par un chercheur et… rien d’autre.

Mais il a passé 3 heures avec nous, au lieu des 2 prévues, à nous faire découvrir Tinemmirine et l’on aurait pu penser, au regard de sa disponibilité, qu’il n’avait pas d’autre péoccupation…

De quoi inciter à l’humilité…