Archives de catégorie : Variations personnelles

Vaincre ses peurs : je me suis sentie bien petite…

Nous vivons des moments difficiles. Moral en berne, sentiment de peur face à un avenir incertain et imprévisible, peuvent devenir notre quotidien. Pour éloigner de nous ces « mauvais esprits », surmonter la peur, il est fréquent de faire appel aux techniques de développement personnel.

Faire appel au développement personnel pour vaincre ses peurs

Vous avez sûrement entendu dire – et peut-être même vous a-t-on dit – qu’en cas de gros vent, il est bon :

  1. De s’efforcer de vivre le moment présent sans ressasser le passé ou se projeter dans un futur plein d’épouvantails qui, pour la plupart, n’existeront pas.
  2. De garder à l’esprit que la réalité importe peu ; seul le regard que l’on porte sur elle importe. Autrement dit, acceptez la réalité sans rébellion, sans craindre les lendemains ; efforcez-vous d’y voir des opportunités. Elles vous permettront de vous adapter à la situation.

Certes, à force de ténacité, on peut développer ces réflexes et limiter l’emprise du stress. Mais quand la peur ou la douleur nous envahissent ? Il me semble que l’on a toute chance d’oublier ces « bons conseils » (sauf à en avoir déjà fait des réflexes, mais c’est une autre histoire) !

Les bonnes paroles, les conseils aussi avisés soient-ils, ont peu de prise sur l’émotion lorsqu’elle nous envahit. D’ailleurs,tout le monde sait bien que cela ne sert à rien d’avoir peur, que cela nous prive de nos moyens, et l’on continue tout de même à avoir peur !

La vidéo de Jane Marczewski (alias Nightbirde) lors du concours de l’émission télévisée de l’America’s Got Talent m’a soufflé une autre voie : se nourrir de la leçon de vie exemplaire que nous donne Jane, elle qui a su vaincre ses peurs, les terrasser.

Jane Marczewski : elle a surmonté et même vaincu ses peurs.
Jane Marczewski (alias Nightbirde)

Se nourrir de la force de Jane pour vaincre ses peurs

Convaincre par l’exemple est un classique. Xénophon, disciple de Socrate (né vers 430 av. J.C) nous l’enseignait déjà : « Les actes ne sont-ils pas des témoignages plus dignes de foi que les paroles ».

Mais avec Jane, cela va beaucoup plus loin : c’est à notre émotion qu’elle parle. Or c’est l’émotion – et non les discours et conseils – qui met en mouvement.

Regardez cette vidéo et jugez par vous-même de l’effet produit sur vous.

  • Peut-être, comme moi, sortirez-vous envahi(e) par l’émotion et bouleversé(e) par tout ce que Jane dégage : une force tranquille envers et contre tout.
L’original de cette vidéo se trouve à l’adresse : https://binged.it/3y2pHUt

Peut-être que ce que Jane nous confie, après avoir chanté, le prouvant par l’exemple, fera alors son chemin :

« Vous ne pouvez pas attendre que la vie ne soit plus dure pour décider d’être heureux« .

Surmonter ses peurs pour être heureux
Dessin emprunté à Juliana Dethune

Pour ma part, cette vidéo, depuis sa découverte, continue de m’habiter…

Une « recette » pour s’offrir un moment de calme et de sérénité

Frédéric Jacob - La nature nous parle :
Pour retrouver calme et sérénité
Extrait de la vidéo de Frédéric Jacob
 » La nature nous parle »

Une pépite pour retrouver la sérénité

Grâce à Frédéric Jacobé, j’ai découvert une fabuleuse « recette » pour s’affranchir de la morosité et même du climat anxiogène ambiant. Une pépite que j’ai eu envie de partager.

Le « mode opératoire »

Vous vous offrez une promenade dans la nature, dans la forêt de préférence. Et vous prenez le temps de regarder les arbres, un par un, avec pour intention de voir si l’un d’eux vous parle, vous offre à voir un personnage, un animal, une scène, comme l’a fait Frédéric Jacob.

Que se passe-t-il ?

Vous vous trouvez naturellement à « vivre le moment présent ».

Passé et futur n’occupent plus votre esprit.

Calme et sérénité sont au rendez-vous.

Vous ne me croyez pas ?

Tentez l’aventure

Et n’hésitez pas à partager vos trophées sur ce blog. Ce seront autant de trouvailles dont tous bénéficieront.

Rendre visible l’invisible : possible ?

En 2015, Sri Sri Ravi Shankar réalisait une tournée en Europe pour partager sa vision : « une grande famille mondiale », et au travers de conférences, formations, rendez-vous à haut niveau, apaiser, réunir et inspirer les décideurs. Et, au passage, ouvrir les esprits à la possibilité que nous aurions tous de rendre visible l’invisible.

Une journée pour satisfaire ma curiosité

Accompagné d’une quinzaine de jeunes, Ravi Shankar passait par Paris et consacrait une journée à partager son expérience et ses outils pour  » soutenir la Paix et le Bonheur dans chaque individu » avec le commun des mortels. Dans la salle 700 ou 800 personnes.

C’est là que la confiance que je faisais à ma raison s’est trouvée quelque peu ébranlée. Et pourtant, en la matière, pour une fois, elle rencontrait même la sagesse des foules.

Au départ, pour moi, le « prêche » d’un gourou

Ravi Shankar officiait dans un décor somptueux, assis dans SON « fauteuil trône ».

Rendre visible l'invisible est un propos de Ravi Shankar

Alors que Ravi Shankar prône les pouvoirs insoupçonnés de l’intuition et œuvre pour les révéler à chaque être humain, ma propre intuition ne me disait rien de bon à son égard. Probablement un gourou, « PDG d’une multinationale de l’âme » comme le qualifient ses détracteurs(1), brillant homme de marketing. Je ne me souviens d’ailleurs absolument pas de ce qu’il a pu nous dire !

Puis un scepticisme face à l’improbable

En revanche les intuitions et perceptions au-delà de la réalité tangible dont ont fait preuve ces jeunes indiens m’ont un moment ébranlée.

Effectivement les yeux bandés un jeune parvenait à lire un texte qui lui était présenté, un autre à décrire un dessin qui venait d’être dessiné alors que ses yeux étaient déjà bandés (bandeau dont l’opacité avait été vérifiée). À une personne de l’assemblée, volontaire pour ce test, une jeune décrivait avec précision et justesse sa maison.

Mon esprit rationnel imagine alors que des complices peuvent être acteurs de ces scènes.

Et, in fine, me voilà décontenancée

Le trouble surgit lorsque, pendant une pause d’une demi-heure, ces jeunes proposaient à des volontaires (ils étaient légion) de les « scanner », et, dans la mesure du possible, leur venir en aide. La chance m’ayant souri, j’ai pu bénéficier de l’expérience. Assise en face d’une jeune indienne d’une quinzaine d’années, je l’ai vue fermer les yeux et manifestement se concentrer fortement. Une ou deux minutes plus tard, elle m’annonçait que j’avais seulement des problèmes avec mes genoux et qu’elle ne pouvait pas y remédier. C’était effectivement une réalité et j’ai même dû, trois ans plus tard me résoudre à la prothèse totale d’un genou, le second montrant d’ailleurs deux ans plus tard des signes d’impatience !

Un monde de l’invisible à notre portée ?

Ces jeunes indiens et indiennes  sont formés dès 6 ans de manière à développer les capacités intuitives dont nous serions tous pourvus à la naissance mais que nous laissons à l’abandon. Ils parviennent ainsi à voir sans avoir recours à leurs yeux et à « voir » ce que nous ne voyons pas. Je vous en donne un aperçu dans cette vidéo.

Vous souhaitez en savoir plus ?

Un reportage vidéo de 13 minutes, réalisé par Frank Elaridi dans une de ces écoles alternatives au Royaume Uni, dans le comté d’Essex, est accessible sur Facebook ou sur YouTube.

Les limites de nos perceptions, une croyance limitante ?

Voilà qui interpelle. La physique quantique éclaire un peu le phénomène : Emmanuel Ransford, par exemple, nous fournit des pistes, mais plonger dans ses explications est incompatible avec le temps des vacances. Comme disent mes petites-filles franco-thaïlandaises, « ça fait mal à la tête ».

Je reste néanmoins encore très interrogative : ne chercherions-nous pas les clés sous le réverbère et non là où nous les avons perdues au motif que, sous le réverbère, il y a de la lumière ?

Avons-nous raison de suivre les sentiers familiers et balisés ? Saint Exupéry nous disait déjà que l’on ne voyait bien qu’avec le cœur. D’autres voies, complémentaires, ne seraient-elles pas les plus fructueuses ?

Et vous, qu’en dites-vous ? N’hésitez pas en faire part en commentant cet article.

(1) Pour information : Sa fondation caritative et éducative « International Art of living Foundation», créée en 1981, est présente dans 152 pays. Il s’agit, au travers des formations de trouver un bien-être quotidien en gérant le stress et la dépression. Dans un article du journal Le Point du 26/07/2012, Vanessa Dougnac, indique de grandes firmes ont envoyé leurs ingénieurs et hommes d'affaires suivre des cours accélérés. Même l'agence spatiale américaine de la Nasa a tenté l'expérience.
Elle précise également que l’intégrité de Sri Sri Ravi Shankar, «  à la différence d'autres célèbres maîtres spirituels indiens, n'a pas été contestée : ni scandale financier, ni Rolls- Royce, ni femme abusée » et qu’il a aussi été nominé au prix Nobel de la paix.
équilibre et concentration

Des vœux valables à tout moment !


Mes vœux ont parfois quelque chose d’intemporel et, dans ce cas, il me plait de ne pas les cantonner à la période de vœux traditionnelle tant ils peuvent, aujourd’hui, se révéler d’actualité au quotidien.

Pourquoi revenir sur deux de ces vœux ?

Pour que :

  • Renouant avec notre humanité, nos vies continuent à avoir du sens, quelle que soit l’agitation du monde.
  • Renouant avec l’instant présent « en pleine conscience » , notre mental se taise et nos peurs s’évanouissent.

Je vous propose, grâce à ces vœux, 11 minutes tout à la fois d’évasion et de recentrage.

8 minutes hors du temps

C’était en 2020, en guise de vœux, je vous proposais 8 minutes hors du temps, 8 minutes de contemplation, d’émerveillement,

Miyoko Shida Rigolo (52 ans) à Las Vegas

8 minutes de temps retrouvé, où seul le moment présent compte.

Et je vous souhaitais de vivre beaucoup de ces minutes tout au long de l’année 2020

3 minutes de totale bienveillance

Mes vœux se prêtaient aussi à être regardés à tout moment en 2017. Pour s’offrir un temps de déconnexion avec l’agitation de ce monde. Pour aussi nous donner l’envie de faire naître dans notre vie de tous les jours de ces « grands moments ».

En cette période chaotique, ils sont particulièrement d’actualité.

Source : Unsung Hero (Official HD) – TVC Thai Life Insurance 2014

N’hésitez pas à vous emparer de ces vidéos, à les faire vôtres, les partager et y avoir recours lorsque les vents vous semblent défavorables.

coaching philosophique

Le coaching philosophique, plus fort qu’un RV chez le psy !

J’ai passé une heure et demie avec un Socrate des temps modernes, un « accoucheur » de l’esprit.

Pour avoir participé à un des ateliers philosophiques de Jérôme Lecoq , j’ai eu envie d’aller plus loin et de me lancer dans une séance individuelle pour « faire le tour du propriétaire », comprendre mon mode de fonctionnement intellectuel et relationnel, sous la conduite de Jérôme. Je n’ai pas été déçue !

Comment se déroule ce coaching philosophique ?

Vous apportez juste une question qui n’a pour rôle que de servir de support au déroulement de la pensée. Il n’est aucunement question de parler de soi, de sa situation personnelle, de ses états d’âme. Il s’agit juste de préciser sa pensée en répondant aux questions posées. Et pourtant, vous terminez la séance avec un diagnostic personnel aussi limpide que sans appel !

« Intellectuellement », la démarche tient ses promesses :

Il s’agit d’une mise à l’épreuve de ses idées sans concession.

Un travail de sculpteur : ôter tout le superflu pour en venir à l’essentiel.

Pas question de souffrir les moindres digressions ou échappatoires (d’aucuns diraient « tout enfumage ») 

  • Jérôme : L’inconnu, ça vous fait peur ou ça vous met en joie ?
  • Monique : D’une manière générale, j’aime bien le changement, mais concrètement, je….

Jérôme m’arrête net
  • Jérôme :Je ne vous parle pas de changement, je vous parle d’inconnu. Vous aimez ou pas ?

Il ne me lâchera pas !

Terriblement exigeant mais aussi terriblement efficace pour aller à l’essentiel. J’en avais déjà fait l’expérience lors d’un stage d’une semaine dans le désert avec des art-thérapeutes et des touaregs. Lorsqu’il nous avait été demandé le dernier jour de dire en une phrase, deux au maximum, ce que nous retenions de ces 8 jours.

Hors de question de débattre.

Pas question d’expliquer pour justifier ce que vous avez dit (« dit, c’est dit » !), pas question de se raconter comme chez un psy, il s’agit juste (doux euphémisme) d’une mise à l’épreuve intellectuelle. Il est question d’apprendre à penser et le chemin est rude car que de nœuds s’est-on fait dans le cerveau !

L’on va aussi « piéger » quelques présupposés

Chaque affirmation repose bien, souvent sur des croyances, plus ou moins fondées, dont on n’a aucune conscience et ces présupposés, allant pourtant tellement de soi à nos yeux, vont être mis à mal. Pourtant, à première vue, il s’agissait juste de répondre à la question que votre imprudent/innocent mot prononcé a suscitée. Rigueur et authenticité exigées.

  • Jérôme : Qu’est qui pose problème à toujours avancer. C’est quoi le problème ?
  • Monique : La fatigue
  • Jérôme : Oui effectivement. Vous êtes fatiguée ?
  • Monique :  Non
  • Jérôme : Alors ce n’est pas ça le problème ; c’est quoi le problème de tout le temps vouloir avancer ?
  • Monique : Silence
  • Jérôme : Vous voyez le problème ?
  • Monique : Non, je ne le vois pas. Mais je reconnais que j’ai toujours fonctionné comme ça, je…
  • Jérôme : Ce n’est pas ce que je vous demande. C’est quoi le problème ?

Retour à la case départ !

La démarche ne pardonne pas ! J’avais rarement expérimenté à ce point le bien-fondé de la remarque d’Antoine de Saint-Exupéry : « La perfection est atteinte, non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à retirer.»

Nous sommes loin des cours de philo

Nous sommes loin des écrits philosophiques auxquels, je l’avoue, je ne comprends pas souvent grand ’chose : cela fait trop mal à la tête comme disent mes petites filles franco-thaïes. Et voilà que, tout à coup, les pensées philosophiques deviennent accessibles !

Exemple :
 
Je me suis, à un moment, trouvée face à mes contradictions : au moment même où j’affirme une de mes vérités, mon comportement est en totale contradiction avec cette affirmation. Quand Jérôme me le fait remarquer avec ses mots, je comprends (trop bien...) ce dont il s’agit.

Quand il ajoute que les philosophes nomment cet état de fait « une contradiction performative », j’ai appris un « gros mot » de plus. Là où cela se gâtera, c’est lorsque je voudrais en savoir plus (merci Google) sur cette fichue « contradiction performative ». Car là, plus rien ne va : je n’y comprends plus rien !

Forcément, moi, j’appelle ça « se faire prendre la main dans le sac ». La marche est trop haute, il me faut un coach philosophe pour traduire la noble parole philosophique en des termes accessibles pour moi !

Le plus surprenant reste tout de même à venir : sans rien avoir dévoilé de votre vie, de votre passé, de vos errements, de vos affects, de votre bien ou mal-être, vous repartez avec une vision beaucoup plus claire de vous-même.

Un sérieux pas de fait vers le fameux « connais-toi toi-même » prôné par Socrate

Comment  s’est-il imposé ?  

source : Jean-Marc Berger

Je suis loin d’avoir tout compris, certainement. J’y ai toutefois vu deux « modes opératoires ». Probablement ne s’agit-il que de la partie émergée de l’iceberg, mais comme ils me paraissent utiles et accessibles à tout un chacun, je les partage.

1er mode opératoire : Une exigence de présence et d’attention :

Jérôme : « Monique, je vous perds. Vous êtes avec moi, là ? »

Monique : Non, je réfléchis. Ce n’est pas spontané comme réponse, comme toute question qui dérange …

Jérôme : Essayez de sortir un peu de vous-même. Je vous demande de faire une expérience de pensée. D’un point de vue logique, est ce que vous êtes d’accord que quelqu’un qui est tout le temps en train d’avancer, il va avoir du mal à voir ce qui est juste à côté de lui, ce qui l’entoure.

Monique : silence

Jérôme : On est d’accord ?

et me voilà sommée de répondre sans me mettre à dialoguer avec moi-même, ce qui, à l’évidence, est plus confortable que de dialoguer avec un philosophe ! Surtout lorsque la réponse va tellement de soi qu’il n’est pas question de nier ce qu’elle révèle d’inconfortable pour vous ou qu’elle met au grand jour vos incohérences…

Entre gymnastique du corps, même s’il s’agit du stretching, et gymnastique de l’esprit, la seconde est, pour moi, terriblement plus éprouvante !

2d mode opératoire : une technique de décentrage

L’objectif, au travers de cette technique de décentrage, est de conduire la personne à se distancier par la raison, et l’amener de la sorte à plus de clarté dans sa pensée,

Jérôme : si vous allez au marché, que vous croisez une personne et que vous lui demandez [reprise de votre question initiale], qu’est-ce qu’il va vous répondre ?

Et la réponse devient évidente ! Adopter le point de vue « du tiers commun », de « l’homme de la rue » et non plus le vôtre, vous amène à formuler vous-même à haute et intelligible voix, très spontanément, ce que vous ne pouviez/vouliez entendre ! « 

Une technique de « ouf » diraient certains. Et tout cela dans une atmosphère bienveillante que rien ne vient altérer.

Vous voulez en savoir plus ? expérimenter peut-être ?

Bon voyage intérieur !

Coronavirus

Pourquoi le Coronavirus ? ce qu’il nous a d’ores et déjà appris

J’ai la conviction (et vous pouvez ne pas la partager, mais c’est la mienne) que si nous ne tirons pas les leçons de l’épisode du Coronavirus, une autre crise surviendra, plus grave et ce jusqu’à ce que nous en tirions les leçons. A moins que nous ne préférions voir notre espèce disparaître. Nous ne serions pas la première.

Deux leçons de vie irréfutables

Il est deux leçons que nous pouvons continuer à ignorer, mais qui, dès le début de la pandémie, se sont imposées, irréfutables : nous sommes tous interdépendants et du sort des uns dépend le sort des autres.

L’interdépendance de tous rendue palpable

Nous serions certainement bien avisés d’entendre cette leçon que le coronavirus nous assène sans nous laisser la possibilité de la nier. Le coronavirus, ce minuscule virus, nous apprend ce que tous les spécialistes de la complexité nous enseignent depuis des années et des années, sans que nous en tirions les conséquences : l’interdépendance !

Pourquoi le Coronavirus, ce qu'il nous a d'ores et déjà appris

notre interdépendance, en image

(carte en date de juillet 2020 – source : Wikipedia)

La coopération rendue incontournable pour en sortir

« Le monde que nous avons créé est le résultat de notre niveau de réflexion, mais les problèmes qu’il engendre ne sauraient être résolus à ce même niveau ». ( Einstein )

Ce sur quoi cet apprentissage pourrait/devrait déboucher : l’abandon des relations de pouvoir (« je gagne, tu perds ») au profit de la coopération (« nous gagnons ensemble ou nous perdons ensemble aussi ») en raison de l’interdépendance dans laquelle nous nous sommes placés.

Ce que le coronavirus peut aussi venir guérir

Guillaume Lemonde, médecin et chercheur, nous propose, lui, de réfléchir autrement, et nous livre, en alternative, une analyse de ce que vient réveiller le coronavirus, ce qu’il vient essayer de guérir en ralentissant de la sorte l’économie mondiale.

Poser cette question, c’est ouvrir le champ des possibles, c’est nous inciter à réfléchir au-delà du moment présent.

Et si le coronavirus était venu pour guérir nos peurs et nous inciter, individuellement à vivre vraiment et, collectivement, à changer de voie ?

au niveau individuel : guérir de nos peurs pour nous permettre de vivre vraiment.

Guillaume Lemonde nous propose un parallèle avec la maladie physique :

« Loin d’être une ouverture, la mondialisation constitue un enfermement dans l’horizon que l’on connait et que l’on exporte au point d’envahir celui des autres. Tel un virus ayant besoin des ressources d’une cellule hôte pour se multiplier …un virus tourne à son profit la vitalité d’une cellule hôte,qui meurt après son passage. Nous sommes en train de faire ça avec la planète entière.

Chaque maladie survient en proposant un contrepoids à un déséquilibre sous-jacent. En déséquilibrant l’ensemble dans l’autre sens, la maladie permet de s’approcher de l’équilibre. Par exemple, si vous avez attrapé froid, peut-être aurez-vous une fièvre. La fièvre est une manifestation pathologique, mais également une tentative de guérison de l’excès de froid vécu avant.

Alors, il est intéressant de se demander ce que le virus vient essayer de guérir en ralentissant de la sorte l’économie mondiale.« 

Et Guillaume Lemonde de conclure : ce virus est venu réveiller des peurs, mais ces peurs ne sont le fait du virus. Il est juste venu réveiller des peurs déjà là : la peur de l’autre , la peur de l’inconnu, le manque de confiance en l’avenir, etc… la peur de la vie !

En savoir plus sur cette approche peu académique : https://saluto.fr/coronavirus-et-mondialisation/

Maintenant imaginez que la vie ne soit qu'un long fleuve très tranquille, complètement sécurisé et  sans la moindre surprise car tout serait "bordé". Une vie sans le moindre grain de sel pour la pimenter. Vous achetez ?

au niveau collectif, nous inciter à changer de voie

Des voix s’élèvent en ce sens, notamment celle d’Edgar Morin, dans son dernier ouvrage : Changeons de voie.

Le CIRIEC (Centre International de Recherches et d’Information sur l’Economie Publique, Sociale et Coopérative), de son côté, qualifie cette crise de structurelle et non conjoncturelle (simple contrecoup du confinement), considérant que « le capitalisme est dans une impasse économique » (pages 9 à 11). Le coronavirus aurait le mérite de mettre en évidence cette impasse pour nous inciter à « introduire un temps de rupture fait de réflexions sur le sens à donner à l’activité humaine et la place de l’économie dans nos vies « .

Le Coronavirus, un mal pour un bien ?