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Mes vœux 2019

2019 sera, pour moi, le début d’une période de transition que je vais m’employer à gérer au mieux de manière à enterrer sereinement ma vie professionnelle fin 2020.

A quoi va ressembler l’apprivoisement de ce changement ? Je le pressens, ce sera une année à l’image du vécu de l’auteur de cette vidéo.

De quoi pratiquer l’auto-dérision et dédramatiser tout changement. Je la partage avec vous car elle est, à coup sûr, l’occasion de démarrer l’année en retrouvant, pendant 5 minutes, son âme d’enfant et ses rires. Un moment léger auquel l’actualité laisse peu de place.

Elle nous fait aussi regarder le changement avec des yeux neufs. Pour preuve, l’auteur tire, de son expérience de « désapprentissage » du vélo, trois leçons :

  1. les soudeurs sont souvent plus malins que les ingénieurs ;
  2. savoir et comprendre sont deux choses différentes ;
  3. la vérité est la vérité.

Cette vidéo est donc prétexte à mes vœux pour 2019. Que, malgré les tensions actuelles, cette nouvelle année nous donne souvent de vivre des moments propices à retrouver l’insouciance joyeuse de votre enfance.

Shen Yun, une performance à couper le souffle ! Une source d’inspiration pour les managers

Deux mois à peine après s’être offert un genou tout neuf, aller au Palais de Congrès quand on habite Tours, même en utilisant TGV et taxi, était audacieux et même déraisonnable. Mon genou tout neuf me l’a confirmé – verdict sans appel. Mais je ne regrette rien et à refaire, je refais !

Les 4, 5 et 6 mai dernier, Shen Yun (1)se produisait à Paris :

Shen Yun à Paris en 2018

                       (1)Comprenez : « la beauté d’être divins qui dansent »

Une perfection technique époustouflante

« Des techniques de danse sophistiquées, un orchestre associant instruments occidentaux et orientaux, des costumes magnifiques et un étonnant fond de scène » –  voilà Shen Yun au premier abord. Et pour qui a tenté un jour ou l’autre de se confronter à quelques figures de gymnastique acrobatique, c’est déjà une prestation totalement exceptionnelle : l’impossible, l’inaccessible, devenu par enchantement réalité. Et l’impression, ô combien trompeuse, que les artistes faisaient cela tout naturellement, sans le moindre effort.                Shen Yun, une performance incroyable !Shen Yun, une performance incroyable !

Un voyage au travers 5.000 ans de culture traditionnelle chinoise

Les danses chinoises classiques et narratives se succèdent, faisant revivre 5.000 ans de culture traditionnelle chinoise : des mythes anciens, des héros de naguère ou les paradis célestes.

Shen Yun, mieux que l'entreprise libérée !

Une belle fresque de la Chine ancienne, très éloignée de ce que la Chine actuelle laisse à voir.  Chaque danse incarne les valeurs traditionnelles chinoises : bienveillance, loyauté, tolérance, courage, détermination face aux adversités. Le tout parsemé de quelques facéties !

Le plus surprenant reste que « quelque chose » d’extraordinaire se passe, bien au-delà d’une simple expérience sensorielle et émotionnelle.

L’entrée en résonance avec le public

Beaucoup de commentaires en témoignent.

Shen Yun interpelle chacun :

Shen Yun, c’est la perfection dans tout : la danse, les chansons et la musique. L’harmonie entre les artistes est du plus haut niveau… Je vais retourner chez moi moins stressé, plus détendu et avec une sérénité, je pense, qu’aucune autre expérience ne me fera ressentir. (Dr. Michael Meister, Secrétaire d’état parlementaire au Ministère fédéral des finances, Allemagne)

Shen Yun vous entraîne « ailleurs » :

Je suis perdue dans un autre monde… et c’est magnifique… Je ne sais pas où je suis, mais c’est un endroit heureux… C’est un bel endroit … ça touche l’âme — ça me parle » (Rachel O’Brien-Eddy, auteur, et conférencière)

« Shen Yun est le ciel sur Terre ! J’ai eu du mal à revenir sur terre… j’étais dans un autre monde » (Michel Cadiou, ancien officier de la police nationale)

Shen Yun fait renaître l’espoir :

Ce spectacle vous apaise, ça vous apporte de l’espoir » (Katia Tchenko, actrice)

Ce spectacle touche vraiment mon âme. Il y a, dans ce spectacle, une puissance énorme qui peut embrasser le monde… c’est vraiment la proximité du divin. Il y a beaucoup d’espoir dans ce spectacle.» (Daniel Herman, ancien ministre de la culture de la république Tchèque)

«Je pense que c’est un message pour toute l’humanité, pas seulement en Chine mais partout ailleurs, où ceux qui cherchent l’éveil [et] la liberté spirituelle ont tendance à être attaqués parce qu’ils sont une menace pour ceux qui ne connaissent que la force. (Nate Jessup, fondateur et directeur du Musée Imagine à St-Petersburg, Floride.)

Les coulisses de l’exploit ?

Shen Yun Performing Arts, organisme à but non lucratif, fondé en 2006 à New York par des pratiquants de Falun Dafa (forme très ancienne de Qigong, basée sur les valeurs d’authenticité, de bienveillance et de tolérance), regroupe des artistes chinois, pétris de culture chinoise, dont le but est de faire revivre l’essence de cette culture considérée, selon la tradition, comme une civilisation inspirée par le divin.

Or, dans la chine ancienne, les poètes et les artistes puisaient leur art dans la croyance ancienne que, pour créer un art véritable, la beauté et la pureté doivent d’abord être intérieures. Les artistes de Shen Yun perpétuent cette tradition de « cultivation interne », intègrent la méditation et la pratique du Falun Dafa dans leur entraînement rigoureux quotidien. Le résultat, c’est un état d’esprit orienté vers l’amélioration de soi et l’altruisme. Ces qualités sont enracinées dans la vie quotidienne de la plupart des artistes de Shen Yun et se reflètent naturellement dans leur expression artistique, s’expriment à travers la joie véritable qu’ils ont à danser.

En tant que spectateur, vous ressentez cet état d’esprit : les artistes forment un tout ; aucun stress, aucune rivalité, tout le monde se soutient. La recherche très pure de l’excellence dans leur art est leur seul guide.

 Quelques leçons managériales ?

Elles nous viennent de la façon dont les artistes parlent de leur engagement.

Tout part de la mission de Shen Yun,

Une mission qui dépasse chacun et a beaucoup de sens aux yeux  de tous car elle repose sur des valeurs. Lily Wang, première danseuse, s’en fait l’écho : « la mission de notre compagnie est claire : faire revivre l’essence de l’authentique culture chinoise, ramener la beauté des arts et des valeurs traditionnelles, et apporter l’espoir au public. Nous voulons faire cela parce que nous voyons que nous vivons dans un monde où les valeurs traditionnelles déclinent, où les gens deviennent de plus en plus matérialistes jour après jour, et où les gens perdent l’espoir et la bonté ». Albert Yang, premier danseur, en témoigne également sur Clearharniony.net : « Lorsque vous entendez des spectateurs dire « C’est un message d’espoir, c’est de l’art véritable, c’est l’espoir du futur, [les danseurs de Shen Yun] raniment la société, c’est ce dont la société a besoin », cela en vaut la peine. »

En résultent une implication et une cohésion d’équipe amenant chacun à repousser sans cesse ses limites,  s’améliorer sans cesse et l’ensemble à coopérer, se soutenir pour atteindre l’excellence et servir au mieux la mission. Lily Wang en fait le constat : « chaque personne inspire ceux qui l’entourent à travailler dur » – tous savent pourquoi ils sont là, quel est leur but, alors nous ne nous appesantissons pas beaucoup sur nous-mêmes et nos propres désirs. Lorsque vous devenez une partie intégrante de Shen Yun, il devient naturel de faire fi de vous-même pour écouter ce que pensent les autres et faire ce qui est meilleur pour le groupe ». Albert Yang fait le même constat : «Il faut aussi avoir un désir de partager ce que vous avez, vos expériences. Vous devez être altruiste. » Yang attribue lui aussi l’impeccable synchronisation de la compagnie sur scène au soutien mutuel sincère qu’ils s’apportent entre eux.

 Si vous doutez de l’intérêt et de la force d’une vision,

Le témoignage de Lily Wang devrait lever vos doutes :

« Des membres du public de différents domaines de l’art disent qu’ils sont stupéfaits de voir la justesse de chaque seconde de notre performance, car cela exige de toute la production – des danseurs aux musiciens, au son, à la lumière et tous les autres départements techniques – de travailler ensemble impeccablement. Cela leur semble presque impossible, parce qu’ils savent combien il est difficile de maintenir une dizaine de danseurs synchronisés avec un enregistrement, sans parler de plusieurs dizaines avec un orchestre live.

Pour Shen Yun c’est loin d’être impossible, parce que nous sommes un ensemble. Nous sommes une équipe où chacun fait de son mieux pour coopérer avec chacun. C’est une partie de ce qui fait de Shen Yun une production phénoménale, ou selon les mots de certains spectateurs : une performance divine. »

L’incroyable ascension de Shen Yun depuis sa création (2006), devenu aujourd’hui un phénomène mondial[1], en est également la preuve !

 

« Une inspiration d’hier pour aujourd’hui « 

 

[1] actuellement, chaque année, 5 troupes parcourent le monde.

Rentrée 2017 : Dans mon cartable, trois petits grains de sable

En écho à ce poème de Pierre RUAUD que j’ai plaisir à partager avec vous :

La rentrée

Je voulais dans mon cartable

Emporter mes châteaux de sable

Mon cerf-volant, des coquillages

Et le portique de la plage

Maman m’a dit

C’n’est pas permis

Et puis tout ça

ça n’ rentre pas

 

Alors, j’ai pris un beau stylo

Pour le goûter quelques gâteaux

Et que des choses raisonnables

Plus trois petits grains de sable.

 

« Mes » trois petits grains de sable en cette rentrée 2017

Je les ai rapportés de ma traditionnelle semaine à vélo en solitaire.

Premier grain de sable : La Baule

12h00 : distraction – sur le front de mer, je ne regarde pas la route, lui préférant la mer. Je prends un trottoir latéralement et c’est la chute.

Bilan : un genou endommagé et un vélo à réviser sans attendre (je suis logée à Saint Nazaire et ai laissé mes affaires à l’hôtel)…

Au centre de La Baule, un réparateur de vélo… fermé entre 12h30 et 14h, mais un garagiste voisin, plein de compassion. Il me rassure : malgré le bruit infernal des freins, je peux rouler et je peux trouver un réparateur à côté du Décathlon. En route donc pour ce sauveur annoncé.

13h : ce réparateur est bien là et il est ouvert : je m’y sens tout de suite la bienvenue. Sans la moindre hésitation, le vélo en cours de réparation est abandonné au profit du mien et l’on me donne immédiatement et d’office compresse et désinfectant.

14h30, je repars dérailleur parfaitement réglé et jante comme neuve – coût : 26€ !

Deuxième grain de sable : Banlieue Nord de St Nazaire

Un hôtel Campanile m’y attend, précisément à Trignac ; sauf que… redoutant de passer par St Nazaire et de ne trouver, pour y accéder, que des quatre-voies peu indiquées pour les vélos, je crois judicieux de passer par les villages du nord de St Nazaire.

        Ironie du sort : de St Nazaire Centre, il est aisé pour un vélo, et rapide, de rejoindre cet hôtel ; ça, je l’ai appris le lendemain !

18h00 arrivée à Montoire (5km de Trignac) – 19h00 toujours à Montoire où je tourne en rond, incapable de trouver une autre issue que la quatre-voies, et pas âme qui vive dans les rues.

19h30 j’erre toujours, mais à un feu rouge attend un vélo – pas de la toute première jeunesse – et son propriétaire dont l’habillement peut laisser penser qu’il ne roule pas sur l’or. Mon sauveur peut-être ? Son air perplexe, son long silence ne sont pas bon signe… « C’est que c’est loin ; c’est pas facile … ». Et puis, tout à coup, son visage s’éclaire « Je vous accompagne ; suivez-moi ». L’heure n’était pas aux palabres. Je le suis – ou plutôt je m’efforce de le suivre – avec son vieux vélo et ses tongs, il roulait vite, le diable !

Et il m’explique qu’il travaille pour Emmaüs et donc connaît toutes les rues (je n’ai pas compris pourquoi, mais j’ai acquiescé !) et, 20 minutes plus tard, sans avoir rencontré âme qui vive, près d’une voie de chemin de fer, à une patte d’oie, il s’arrête, m’annonce que nos chemins bifurquent là, me demande un papier et un crayon et me dessine un plan qui ressemblait à ça :

 

Alea jacta est. Je remercie, voulant croire à ma bonne étoile, et veux ajouter à mes remerciements quelques espèces sonnantes et trébuchantes. Refus obstiné et réitéré et ce n’est que lorsque j’ai argué : « cela me fait plaisir » qu’il a accepté, parce que « alors, si c’est comme ça… »..

20h30, grâce à  mon guide et à son plan (et quelques sollicitations, une fois arrivée dans un zone plus peuplée) j’arrivais effectivement à l’hôtel.

Mais quelle gentillesse, quelle bienveillance et quelle gratuité dans cet accompagnement, alors que manifestement les fins de mois ne devaient pas être des plus faciles…

Troisième grain de sable : Ste Gemmes sur Loire, banlieue sud d’Angers

16h00 : il se met à pleuvoir pour la première fois de la journée et c’est le moment que choisit la roue – arrière bien sûr – de mon vélo pour crever.

Que faire ? Réparer, c’est exclu : il pleut et pour changer de chambre à air il me faut un temps infini. D’ailleurs, je suis totalement incapable de remettre une roue arrière en bonne place… sans compter que la petite pompe en ma possession pour regonfler la roue ne lui permettrait pas d’aller bien loin.

Une dame a la bonne idée de sortir de sa maison pour se rendre à sa voiture. Voilà qui va au moins pouvoir me dire où je suis, histoire de savoir où je peux trouver un réparateur (le plus proche sera Décathlon, mais à 10 km) ou peut-être bien … un taxi. Je devais faire pitié… car à peine munie de ces précieux renseignements, voilà cette dame qui me lance « et puis, allez, je vous emmène » et nous voilà parties, vélo chargé grâce à des sièges arrière rabattus. Ce n’était pas sa route, elle me l’a confirmé alors que nous devisions sur l’évolution de la Loire au cours des années, « mais un détour de 10 km, ce n’est rien » et  c’est elle qui, à l’arrivée, me remerciait pour ce moment d’échanges !

 

Quant à Décathlon, non seulement mon vélo a été immédiatement pris en charge à l’atelier, mais, eux aussi, ont absolument tenu à désinfecter mon genou (toujours digne de ceux de vos gamins lorsqu’ils reviennent « couronnés ») : « il y a quelqu’un dans le magasin qui est là pour cela » et 5 minutes plus tard voilà, malgré moi, mon genou également prise en charge !

 Ces trois petits grains de sable me sont précieux

Parce que, oui, je reviens de ces vacances avec une certitude : à côté de ce « monde de brutes » dont les media témoignent quotidiennement, il y a un monde bienveillant qui autorise tous les espoirs. Il est là, présent autant que son contraire. J’avais envie d’en témoigner.

Et ces trois petits grains de sable, je les ai glissés dans mon cartable de conférencière pour qu’ils m’accompagnent et me sourient lorsque des vents contraires soufflent.

 

Et vous ? Quels petits grains de sable avez-vous rapportés de vos vacances ?

 

Une semaine dans le Tassili N’Ajjer

Une aventure en terres inconnues

Nous sommes en 2006 et me voilà donc partie pour une aventure de huit jours au milieu des dunes de sable du Tassili N’Ajjer : terre inconnue pour moi à tous points de vue :

Désert sud algérien et Touaregs

  • Atterrissage à Djanet, à l’ouest de Tamanrasset, près de la frontière libyenne, autant dire au bout du monde civilisé…6a017c35812c82970b01b8d05d05e9970c-800wi
    arrivée dans le Tassili N'Ajjer
  • Accueil par Abdou, notre guide local qui nous rassure : nous vivrons à l’heure du désert, mais « tout est sécurisé à 99%, le 1% est l’imprévu du Bon  Dieu »…acceil à l'arrivée dans le Tassili N'Ajjer
  • Partage de notre épopée avec cinq touaregs
Deux musiciens de renom
Deux musiciens de renom
Deux pilotes, mécaniciens de génie
Deux pilotes, mécaniciens de génie
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Un cuisinier, aux mille et un prodiges dans la besace

« Présence » et art-thérapeutes

  • « Last but not least », tout cela sous le signe de la « présence » : « présence à soi, à l’autre, au monde et  l’instant », belle formule n’allant guère pour moi au-delà de la dite formule…  le tout au sein d’un groupe d’art-thérapeutes emmenés et coachés par Yamina Nouri, physicienne et enseignante à l’Université d’Alger à l’origine, art-thérapeute et coach parisienne aujourd’hui. Un monde tout aussi inconnu pour moi. …

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Mais encore ?

Huit jours plus tard, j’en revenais :

  1. Vivante, et entière
  2. Ravie d’avoir pu vivre cette aventure
  3. Avec le sentiment de m’être offert une semaine  de totale insouciance à l’image de l’enfant bohème et rêveuse que j’avais pu être il y a… très très longtemps !

Côté paysages :

Entre peintures, gravures rupestres (dont la fameuse « vache qui pleure » que vous ne pouvez contempler sans ressentir une forte émotion), musique touareg au son du luth et de la guitare,  dunes à perte de vue, ergs, gueltas, arches, le dépaysement et le ravissement étaient au rendez-vous.

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La vache qui pleure ! (photo que je dois au site internet du collège ND de Bougenay des Sables d’Olonne)
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Une des gravures rupestres de Tin Tarert

Côté « art-thérapie »

Pour ce qui est des « activités » d’art-thérapie, j’ai eu le sentiment de « jouer » avec toute l’insouciance qu’une totale méconnaissance de ce domaine autorise. Rien que le plaisir du jeu !

Plus que le dessin, le chant ou la danse, ce sont les masques qui m’ont ravie. Une expérience fabuleuse, d’une extraordinaire richesse.

  • Première découverte : vous pouvez trouver dans le désert de quoi fabriquer une foultitude de masques ! et aucun ne se ressemble.

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  • Deuxième découverte : 2 heures pour fabriquer un masque, c’est un temps « psychologique » de l’ordre du quart d’heure…
  • Troisième découverte : revêtir un masque et laisser libre cours à son expression corporelle rend tout à coup excessivement conscient de la relative pauvreté de l’expression verbale qui ne pourra jamais égaler et rendre compte de la richesse du vécu.

À ce propos, j’ai aimé le « mode opératoire » adopté par Yamina lors de l’évaluation finale, à chaud, de ce temps de vie : dire en une ou deux phrases maximum ce qui le caractérisait à nos yeux. Cette manière de faire oblige à aller à l’essentiel et se débarrasser de ce qui n’est qu’accessoire ou anecdotique et ne pas tomber dans le piège de la logorrhée. La perfection n’est pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais bien, au contraire, lorsqu’il n’y a plus rien à ôter. Une leçon que j’essaie de retenir dans ma pratique professionnelle.

L’expérience vous tenterait-elle ?

Yamina organise presque chaque année un stage de cette nature dans le désert algérien ou le désert marocain :

YAMINA NOURI – ynouri@club-internet.fr -‘ 06 64 63 76 76

2014 « Ma » semaine à vélo, à la rencontre de moi-même

une semaine à vélo

Chaque année, depuis plus de 20 ans, je m’offre une semaine de vacances en solitaire et à vélo. Contre vents et marées, jamais je n’ai dérogé ; non par principe – les miens sont suffisamment solides pour que je puisse m’asseoir dessus lorsqu’ils me semblent inadaptés à la situation – mais, très égoïstement – j’assume – pour le plein d’énergie qu’il m’assure et le bien-être total qu’il me procure…après coup.

Pourquoi une semaine à vélo en solitaire ?

Je ne fais jamais que m’appliquer un des principes que je prône : cela peut m’arriver, parfois !

En effet, les liens de causes à effets me font dire que de l’équilibre familial dépend l’équilibre personnel (et non l’inverse), tout comme l’équilibre professionnel dépend l’équilibre familial. A défaut d’équilibre familial, il se peut que la vie professionnelle remplisse une fonction palliative et masque le vide de sa vie affective, mais on ne peut alors parler, me semble-t-il, d’équilibre professionnel.

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Cet enchaînement amène à revisiter nos priorités et mettre en premier lieu notre équilibre personnel : comment vivre en harmonie avec autrui et notre environnement si nous sommes en guerre permanente avec nous-même ?

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C’est un thème que j’ai eu plaisir à développer dans l’ouvrage « Et si on décidait d’être heureux, même au travail ? » en lui consacrant tout un chapitre, sous le titre  » Veiller à son équilibre de vie »:

Veiller à son équilibre de vie

 

  1. Pour le rééquilibrage « corps/esprit » qui s’en suit : pendant tout ce temps, c’est le corps qui est aux commandes ; même si le mental peut influencer, c’est bien le corps qui a le dernier mot. Lui redonner la place qui lui revient, le faire participer à ma vie comme il est en droit de s’y attendre, permet de le redécouvrir – et lui savoir gré de tous les services qu’il accepte de me rendre.
  2. Pour le dialogue intérieur qui s’instaure à mon insu et, probablement parce que rien d’extérieur n’interfère, rend les choses plus limpides et en fait apparaitre le sens. Un peu comme lorsque l’on laisse une eau trouble se reposer, elle devient claire. Et, du même coup, le fond, invisible tant que l’eau était trouble, devient perceptible.
  3. Pour le repos de l’esprit : c’est une période où je parviens – parfois ! – à faire taire le mental pour rester dans le moment présent et apprécier ce qui se présente.

 

Ce qui se présente ?

L’harmonie avec la nature :

Imaginez cette piste cyclable dans la forêt domaniale du Porge,    Personne, si ce ne sont quelques rares cyclistes,   Et vous sur le vélo, à votre rythme,

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Ajoutez Glenn Gould jouant une Gigue de Bach, en adoptant – si possible ! –  votre rythme d’avancée à celui de la musique …….  Vous êtes dans un autre monde.

L’art où on ne l’attendait pas obligatoirement :

sur les bords du canal de la Garonne ! à hauteur de la commune de Raynes, près du pont de Montpouillon.

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L’ingéniosité technique :

Cette machine qui enchaîne arrachage et découpe des pins ! Même si je n’y entends rien, je reste ébahie devant tant de savoir-faire, qu’il s’agisse de la machine ou de son conducteur.

Ou encore,

sur les bords de Loire, à Saint Maur, juste en amont de Gennes, cet embellissement du devant de maison, offert au passant, plein de délicatesse et donnant à l’humain toute sa place. Merci aux auteurs de cette heureuse initiative.

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Voilà pourquoi, sauf cas de force majeure, 2015 sera encore une année avec « ma » semaine de vélo et son millier de kilomètres, à la rencontre de moi-même.

Et vous ?

Vous vous aménagez aussi un « temps de respiration, rien que pour vous » de temps à autre ? Quelle forme prend-il ?

Et si ce n’est pas le cas, vous ai-je donné envie d’en mijoter un à votre main ?