Mes vœux 2019

2019 sera, pour moi, le début d’une période de transition que je vais m’employer à gérer au mieux de manière à enterrer sereinement ma vie professionnelle fin 2020.

A quoi va ressembler l’apprivoisement de ce changement ? Je le pressens, ce sera une année à l’image du vécu de l’auteur de cette vidéo.

De quoi pratiquer l’auto-dérision et dédramatiser tout changement. Je la partage avec vous car elle est, à coup sûr, l’occasion de démarrer l’année en retrouvant, pendant 5 minutes, son âme d’enfant et ses rires. Un moment léger auquel l’actualité laisse peu de place.

Elle nous fait aussi regarder le changement avec des yeux neufs. Pour preuve, l’auteur tire, de son expérience de « désapprentissage » du vélo, trois leçons :

  1. les soudeurs sont souvent plus malins que les ingénieurs ;
  2. savoir et comprendre sont deux choses différentes ;
  3. la vérité est la vérité.

Cette vidéo est donc prétexte à mes vœux pour 2019. Que, malgré les tensions actuelles, cette nouvelle année nous donne souvent de vivre des moments propices à retrouver l’insouciance joyeuse de votre enfance.

Des vœux valables à tout moment

Chaque année, les vœux balaient ceux de l’année dernière, mais je n’ai pu me résoudre à faire un sort à la vidéo qui accompagnait les miens en 2017. Peut-être, comme moi, apprécierez-vous de la visionner une nouvelle fois ?

Elle est aussi l’illustration parfaite de ce que la vie de tous les jours peut receler de « grands moments », même lorsqu’ils  sont furtifs, pour peu que l’on y prête attention.

Il ne tient qu’à nous de renouer avec notre humanité, pour que nos vies continuent à avoir du sens, quelle que soit l’agitation du monde.

Et, bonne nouvelle, l’émotion que nous éprouvons est contagieuse : le retour est assuré.

Alors, peut-être, est-il bien de revenir de temps à autre à cette vidéo pour nous le rappeler et, les jours où notre mental veut bien s’y prêter, nous en inspirer…

Shen Yun, une performance à couper le souffle ! Une source d’inspiration pour les managers

Deux mois à peine après s’être offert un genou tout neuf, aller au Palais de Congrès quand on habite Tours, même en utilisant TGV et taxi, était audacieux et même déraisonnable. Mon genou tout neuf me l’a confirmé – verdict sans appel. Mais je ne regrette rien et à refaire, je refais !

Les 4, 5 et 6 mai dernier, Shen Yun (1)se produisait à Paris :

Shen Yun à Paris en 2018

                       (1)Comprenez : « la beauté d’être divins qui dansent »

Une perfection technique époustouflante

« Des techniques de danse sophistiquées, un orchestre associant instruments occidentaux et orientaux, des costumes magnifiques et un étonnant fond de scène » –  voilà Shen Yun au premier abord. Et pour qui a tenté un jour ou l’autre de se confronter à quelques figures de gymnastique acrobatique, c’est déjà une prestation totalement exceptionnelle : l’impossible, l’inaccessible, devenu par enchantement réalité. Et l’impression, ô combien trompeuse, que les artistes faisaient cela tout naturellement, sans le moindre effort.                Shen Yun, une performance incroyable !Shen Yun, une performance incroyable !

Un voyage au travers 5.000 ans de culture traditionnelle chinoise

Les danses chinoises classiques et narratives se succèdent, faisant revivre 5.000 ans de culture traditionnelle chinoise : des mythes anciens, des héros de naguère ou les paradis célestes.

Shen Yun, mieux que l'entreprise libérée !

Une belle fresque de la Chine ancienne, très éloignée de ce que la Chine actuelle laisse à voir.  Chaque danse incarne les valeurs traditionnelles chinoises : bienveillance, loyauté, tolérance, courage, détermination face aux adversités. Le tout parsemé de quelques facéties !

Le plus surprenant reste que « quelque chose » d’extraordinaire se passe, bien au-delà d’une simple expérience sensorielle et émotionnelle.

L’entrée en résonance avec le public

Beaucoup de commentaires en témoignent.

Shen Yun interpelle chacun :

Shen Yun, c’est la perfection dans tout : la danse, les chansons et la musique. L’harmonie entre les artistes est du plus haut niveau… Je vais retourner chez moi moins stressé, plus détendu et avec une sérénité, je pense, qu’aucune autre expérience ne me fera ressentir. (Dr. Michael Meister, Secrétaire d’état parlementaire au Ministère fédéral des finances, Allemagne)

Shen Yun vous entraîne « ailleurs » :

Je suis perdue dans un autre monde… et c’est magnifique… Je ne sais pas où je suis, mais c’est un endroit heureux… C’est un bel endroit … ça touche l’âme — ça me parle » (Rachel O’Brien-Eddy, auteur, et conférencière)

« Shen Yun est le ciel sur Terre ! J’ai eu du mal à revenir sur terre… j’étais dans un autre monde » (Michel Cadiou, ancien officier de la police nationale)

Shen Yun fait renaître l’espoir :

Ce spectacle vous apaise, ça vous apporte de l’espoir » (Katia Tchenko, actrice)

Ce spectacle touche vraiment mon âme. Il y a, dans ce spectacle, une puissance énorme qui peut embrasser le monde… c’est vraiment la proximité du divin. Il y a beaucoup d’espoir dans ce spectacle.» (Daniel Herman, ancien ministre de la culture de la république Tchèque)

«Je pense que c’est un message pour toute l’humanité, pas seulement en Chine mais partout ailleurs, où ceux qui cherchent l’éveil [et] la liberté spirituelle ont tendance à être attaqués parce qu’ils sont une menace pour ceux qui ne connaissent que la force. (Nate Jessup, fondateur et directeur du Musée Imagine à St-Petersburg, Floride.)

Les coulisses de l’exploit ?

Shen Yun Performing Arts, organisme à but non lucratif, fondé en 2006 à New York par des pratiquants de Falun Dafa (forme très ancienne de Qigong, basée sur les valeurs d’authenticité, de bienveillance et de tolérance), regroupe des artistes chinois, pétris de culture chinoise, dont le but est de faire revivre l’essence de cette culture considérée, selon la tradition, comme une civilisation inspirée par le divin.

Or, dans la chine ancienne, les poètes et les artistes puisaient leur art dans la croyance ancienne que, pour créer un art véritable, la beauté et la pureté doivent d’abord être intérieures. Les artistes de Shen Yun perpétuent cette tradition de « cultivation interne », intègrent la méditation et la pratique du Falun Dafa dans leur entraînement rigoureux quotidien. Le résultat, c’est un état d’esprit orienté vers l’amélioration de soi et l’altruisme. Ces qualités sont enracinées dans la vie quotidienne de la plupart des artistes de Shen Yun et se reflètent naturellement dans leur expression artistique, s’expriment à travers la joie véritable qu’ils ont à danser.

En tant que spectateur, vous ressentez cet état d’esprit : les artistes forment un tout ; aucun stress, aucune rivalité, tout le monde se soutient. La recherche très pure de l’excellence dans leur art est leur seul guide.

 Quelques leçons managériales ?

Elles nous viennent de la façon dont les artistes parlent de leur engagement.

Tout part de la mission de Shen Yun,

Une mission qui dépasse chacun et a beaucoup de sens aux yeux  de tous car elle repose sur des valeurs. Lily Wang, première danseuse, s’en fait l’écho : « la mission de notre compagnie est claire : faire revivre l’essence de l’authentique culture chinoise, ramener la beauté des arts et des valeurs traditionnelles, et apporter l’espoir au public. Nous voulons faire cela parce que nous voyons que nous vivons dans un monde où les valeurs traditionnelles déclinent, où les gens deviennent de plus en plus matérialistes jour après jour, et où les gens perdent l’espoir et la bonté ». Albert Yang, premier danseur, en témoigne également sur Clearharniony.net : « Lorsque vous entendez des spectateurs dire « C’est un message d’espoir, c’est de l’art véritable, c’est l’espoir du futur, [les danseurs de Shen Yun] raniment la société, c’est ce dont la société a besoin », cela en vaut la peine. »

En résultent une implication et une cohésion d’équipe amenant chacun à repousser sans cesse ses limites,  s’améliorer sans cesse et l’ensemble à coopérer, se soutenir pour atteindre l’excellence et servir au mieux la mission. Lily Wang en fait le constat : « chaque personne inspire ceux qui l’entourent à travailler dur » – tous savent pourquoi ils sont là, quel est leur but, alors nous ne nous appesantissons pas beaucoup sur nous-mêmes et nos propres désirs. Lorsque vous devenez une partie intégrante de Shen Yun, il devient naturel de faire fi de vous-même pour écouter ce que pensent les autres et faire ce qui est meilleur pour le groupe ». Albert Yang fait le même constat : «Il faut aussi avoir un désir de partager ce que vous avez, vos expériences. Vous devez être altruiste. » Yang attribue lui aussi l’impeccable synchronisation de la compagnie sur scène au soutien mutuel sincère qu’ils s’apportent entre eux.

 Si vous doutez de l’intérêt et de la force d’une vision,

Le témoignage de Lily Wang devrait lever vos doutes :

« Des membres du public de différents domaines de l’art disent qu’ils sont stupéfaits de voir la justesse de chaque seconde de notre performance, car cela exige de toute la production – des danseurs aux musiciens, au son, à la lumière et tous les autres départements techniques – de travailler ensemble impeccablement. Cela leur semble presque impossible, parce qu’ils savent combien il est difficile de maintenir une dizaine de danseurs synchronisés avec un enregistrement, sans parler de plusieurs dizaines avec un orchestre live.

Pour Shen Yun c’est loin d’être impossible, parce que nous sommes un ensemble. Nous sommes une équipe où chacun fait de son mieux pour coopérer avec chacun. C’est une partie de ce qui fait de Shen Yun une production phénoménale, ou selon les mots de certains spectateurs : une performance divine. »

L’incroyable ascension de Shen Yun depuis sa création (2006), devenu aujourd’hui un phénomène mondial[1], en est également la preuve !

 

« Une inspiration d’hier pour aujourd’hui « 

 

[1] actuellement, chaque année, 5 troupes parcourent le monde.

Rentrée 2017 : Dans mon cartable, trois petits grains de sable

En écho à ce poème de Pierre RUAUD que j’ai plaisir à partager avec vous :

La rentrée

Je voulais dans mon cartable

Emporter mes châteaux de sable

Mon cerf-volant, des coquillages

Et le portique de la plage

Maman m’a dit

C’n’est pas permis

Et puis tout ça

ça n’ rentre pas

 

Alors, j’ai pris un beau stylo

Pour le goûter quelques gâteaux

Et que des choses raisonnables

Plus trois petits grains de sable.

 

« Mes » trois petits grains de sable en cette rentrée 2017

Je les ai rapportés de ma traditionnelle semaine à vélo en solitaire.

Premier grain de sable : La Baule

12h00 : distraction – sur le front de mer, je ne regarde pas la route, lui préférant la mer. Je prends un trottoir latéralement et c’est la chute.

Bilan : un genou endommagé et un vélo à réviser sans attendre (je suis logée à Saint Nazaire et ai laissé mes affaires à l’hôtel)…

Au centre de La Baule, un réparateur de vélo… fermé entre 12h30 et 14h, mais un garagiste voisin, plein de compassion. Il me rassure : malgré le bruit infernal des freins, je peux rouler et je peux trouver un réparateur à côté du Décathlon. En route donc pour ce sauveur annoncé.

13h : ce réparateur est bien là et il est ouvert : je m’y sens tout de suite la bienvenue. Sans la moindre hésitation, le vélo en cours de réparation est abandonné au profit du mien et l’on me donne immédiatement et d’office compresse et désinfectant.

14h30, je repars dérailleur parfaitement réglé et jante comme neuve – coût : 26€ !

Deuxième grain de sable : Banlieue Nord de St Nazaire

Un hôtel Campanile m’y attend, précisément à Trignac ; sauf que… redoutant de passer par St Nazaire et de ne trouver, pour y accéder, que des quatre-voies peu indiquées pour les vélos, je crois judicieux de passer par les villages du nord de St Nazaire.

        Ironie du sort : de St Nazaire Centre, il est aisé pour un vélo, et rapide, de rejoindre cet hôtel ; ça, je l’ai appris le lendemain !

18h00 arrivée à Montoire (5km de Trignac) – 19h00 toujours à Montoire où je tourne en rond, incapable de trouver une autre issue que la quatre-voies, et pas âme qui vive dans les rues.

19h30 j’erre toujours, mais à un feu rouge attend un vélo – pas de la toute première jeunesse – et son propriétaire dont l’habillement peut laisser penser qu’il ne roule pas sur l’or. Mon sauveur peut-être ? Son air perplexe, son long silence ne sont pas bon signe… « C’est que c’est loin ; c’est pas facile … ». Et puis, tout à coup, son visage s’éclaire « Je vous accompagne ; suivez-moi ». L’heure n’était pas aux palabres. Je le suis – ou plutôt je m’efforce de le suivre – avec son vieux vélo et ses tongs, il roulait vite, le diable !

Et il m’explique qu’il travaille pour Emmaüs et donc connaît toutes les rues (je n’ai pas compris pourquoi, mais j’ai acquiescé !) et, 20 minutes plus tard, sans avoir rencontré âme qui vive, près d’une voie de chemin de fer, à une patte d’oie, il s’arrête, m’annonce que nos chemins bifurquent là, me demande un papier et un crayon et me dessine un plan qui ressemblait à ça :

 

Alea jacta est. Je remercie, voulant croire à ma bonne étoile, et veux ajouter à mes remerciements quelques espèces sonnantes et trébuchantes. Refus obstiné et réitéré et ce n’est que lorsque j’ai argué : « cela me fait plaisir » qu’il a accepté, parce que « alors, si c’est comme ça… »..

20h30, grâce à  mon guide et à son plan (et quelques sollicitations, une fois arrivée dans un zone plus peuplée) j’arrivais effectivement à l’hôtel.

Mais quelle gentillesse, quelle bienveillance et quelle gratuité dans cet accompagnement, alors que manifestement les fins de mois ne devaient pas être des plus faciles…

Troisième grain de sable : Ste Gemmes sur Loire, banlieue sud d’Angers

16h00 : il se met à pleuvoir pour la première fois de la journée et c’est le moment que choisit la roue – arrière bien sûr – de mon vélo pour crever.

Que faire ? Réparer, c’est exclu : il pleut et pour changer de chambre à air il me faut un temps infini. D’ailleurs, je suis totalement incapable de remettre une roue arrière en bonne place… sans compter que la petite pompe en ma possession pour regonfler la roue ne lui permettrait pas d’aller bien loin.

Une dame a la bonne idée de sortir de sa maison pour se rendre à sa voiture. Voilà qui va au moins pouvoir me dire où je suis, histoire de savoir où je peux trouver un réparateur (le plus proche sera Décathlon, mais à 10 km) ou peut-être bien … un taxi. Je devais faire pitié… car à peine munie de ces précieux renseignements, voilà cette dame qui me lance « et puis, allez, je vous emmène » et nous voilà parties, vélo chargé grâce à des sièges arrière rabattus. Ce n’était pas sa route, elle me l’a confirmé alors que nous devisions sur l’évolution de la Loire au cours des années, « mais un détour de 10 km, ce n’est rien » et  c’est elle qui, à l’arrivée, me remerciait pour ce moment d’échanges !

 

Quant à Décathlon, non seulement mon vélo a été immédiatement pris en charge à l’atelier, mais, eux aussi, ont absolument tenu à désinfecter mon genou (toujours digne de ceux de vos gamins lorsqu’ils reviennent « couronnés ») : « il y a quelqu’un dans le magasin qui est là pour cela » et 5 minutes plus tard voilà, malgré moi, mon genou également prise en charge !

 Ces trois petits grains de sable me sont précieux

Parce que, oui, je reviens de ces vacances avec une certitude : à côté de ce « monde de brutes » dont les media témoignent quotidiennement, il y a un monde bienveillant qui autorise tous les espoirs. Il est là, présent autant que son contraire. J’avais envie d’en témoigner.

Et ces trois petits grains de sable, je les ai glissés dans mon cartable de conférencière pour qu’ils m’accompagnent et me sourient lorsque des vents contraires soufflent.

 

Et vous ? Quels petits grains de sable avez-vous rapportés de vos vacances ?

 

Pourquoi le management des talents vaut bien la gestion des compétences ?

Talent et compétence : ne pas confondre !

Le talent, c’est « être doué pour »

Le talent est une aptitude, une prédisposition pour une activité particulière. ’est « être doué pour ».  A titre d’exemple,

sens de la mécanique

L’habileté manuelle, l’habileté verbale, le sens de la médiation, la capacité à susciter l’enthousiasme, sont des talents.

sens de la médiation

La compétence, c’est « être capable de « 

La compétence est ce que l’on sait faire en situation. C’est ce qui «  permet d’agir et/ou de résoudre des problèmes professionnels de manière satisfaisante dans un contexte particulier, en mobilisant diverses capacités de manière intégrée« .[1]

C’est « être capable de » mobiliser et combiner un ensemble de ressources pertinentes (savoirs, savoir-faire, savoir-être, réseaux de ressources…), pour, dans une situation donnée, produire des résultats conformes aux attentes.

                        

Être capable de diagnostiquer rapidement un dysfonctionnement sur une machine de conditionnement au sein de tel atelier, de comprendre une notice technique en langue anglaise relative à un matériel informatique, de mener une négociation avec tel type d’interlocuteurs dans tel contexte, sont des exemples de compétences.

[1] définition tirée du Traité des sciences et des techniques de la Formation de Philippe Carré et Pierre Caspar.

Talents et compétences sont à l’origine de nos points forts.

Le talent est inné, immuable, non mesurable, non transférable puisqu’il est propre à la personne.

La compétence, à l’inverse, s’acquiert, demande du travail pour être développée et de l’entretien pour rester à un bon niveau. Elle est mesurable via l’atteinte d’objectifs et peut être « enseignée ».

Talent et compétence se conjuguent de manière très sympathique pour créer, chez une personne, un point fort.

Transfomer talent et compétence en point fort

Cette conjugaison peut s’énoncer sous la forme  d’une équation[2] :

NC = IT x QTr

où NC est le niveau de compétence, IT l’intensité des talents, QTr la quantité de travail fourni pour développer la compétence.

Pour développer un bon niveau de compétence dans une activité, du travail sera nécessaire. Mais ce travail est beaucoup plus aisé et rapide lorsque l’on possède la plupart des talents pertinents pour cette activité. D’où l’intérêt de s’intéresser au management des talents et non au seul management des compétences.

[2] formule que je dois à Philippe FOURTEAU

Pourquoi s’intéresser aux talents ?

Pourquoi vouloir dépasser la gestion des compétences en s’intéressant maintenant au management des talents ?

Parce que tout le monde y gagne.

La personne y gagne

Parce que s’appuyer sur ses talents permet d’apprendre plus vite, de mieux réussir et de ne jamais se lasser de se livrer aux activités faisant appel à ses talents. Présenter dans une activité donnée ces trois caractéristiques est révélateur de l’exercice un talent.

Comment identifier ses talents ?

Exercer ses talents est source de bien-vivre son travail (à ce sujet, vous pouvez tester par vous-même sur ce blog). Quand une personne mène une activité où elle exerce ses talents et ses compétences, cette personne se sent pleine d’énergie, prend plaisir à ce qu’elle fait, est totalement absorbée par ce qu’elle fait, ne voit pas le temps passer et est particulièrement efficace.

A titre d’illustration, regardez, en l’écoutant jouer, ce jeune enfant surpris dans un des magasins « club-entrepôt » de Costco. Il est totalement insensible au bruit et aux mouvements autour de lui, complètement absorbé par son jeu pianistique. Il est « doué pour » !

[vous retrouverez cette vidéo sur dailymotion]

L’entreprise y gagne

En effet :

    • Auparavant, dans un monde stable, la formation permettait d’acquérir une qualification – dont les Conventions Collectives Nationales rendaient compte – qui allait être sollicitée toute sa vie professionnelle durant.
    • Puis le monde est devenu hyperconcurrentiel ; la qualification ne suffit plus. Il faut « faire la différence », être meilleur que les autres et pour cela il faut développer des compétences, voire même de l’expertise. Et on a vu se développer des démarches compétences.
  • Aujourd’hui le changement est devenu la norme, l’avenir est incertain, tout va de plus en plus vite, l’adaptation devient indispensable : maintien de l’employabilité pour chacun, capacité à innover pour l’entreprise. Qualification et compétences acquises à un moment donné deviennent obsolètes. Les talents, pérennes et utiles dans de multiples situations, apportent une solution (voir mon post à ce sujet) .

 Conjuguer management des talents et gestion des compétences

Comment identifier les talents ?

Les siens ou ceux de ses collaborateurs

Une façon simple de procéder consiste à questionner des personnes de confiance tant dans son environnement professionnel que personnel. Pourquoi? Parce qu’on ne peut être conscient de son talent, puisque pour soi, c’est facile. Ce sont les autres qui le voient car ils savent que, pour eux, ce n’est pas si facile que ça ! En général, les avis convergent et vous permettent de savoir ce pour quoi vous êtes particulièrement doué.

Une autre façon de les découvrir est de partir de ce que l’on aime faire, de son ressenti : c’est la clé. Qu’est-ce que j’aime faire ?

Deux méthodes pour identifier ses talents

Et si l’on est manager et que l’on souhaite valoriser les talents de ses collaborateurs, c’est pareil ! Il faut partir de ce qu’ils aiment faire dans leur vie professionnelle comme personnelle. Les managers directs sont d’ailleurs les mieux placés pour gérer talents et compétences dans leur équipe et les premiers intéressés par ce qui peut améliorer ambiance et résultats. Au plan pratique, vous trouverez conseils et suggestions sur le blog DXEM.

Les talents clés pour l’entreprise

Une entreprise va s’intéresser aux talents majeurs, à ceux qui sont clés pour elle. Un référentiel de talents peut aider à les identifier. Il existe de nombreux référentiels des talents. La difficulté d’utilisation vient de ce que l’on se trouve assez rapidement face à une liste de talents à la Prévert, avec, pour corollaire, une description totalement irréaliste de profils à rechercher.

Pour pallier à cette difficulté, je propose dans un de mes ouvrages[3] un référentiel tirés de travaux reconnus (Howard Gardner, Daniel Goleman, Gallup), mais proposant une approche différente. Il part de l’amont, de la question « POUR QUOI? », quelle finalité, le QUOI ne venant qu’après avoir répondu à cette première question. Cette approche amène à s’interroger sur les talents au regard de leur utilité et à privilégier les essentiels : pour le métier exercé, le rôle exercé et au regard de la culture de l’entreprise.

Conduire le management des talents en entreprise

Et plutôt que « d’aller à la pêche aux talents » de manière aléatoire, il s’agit de s’interroger sur ce que l’entreprise apprécie particulièrement:

  • En termes de comportement (autonomie, discipline…)
  • Dans l’exercice des principaux rôles (directeurs, managers intermédiaires, managers de proximité, coéquipier)
  • Dans l’exercice d’un métier donné.

Dès lors, il est plus aisé d’isoler les 5 ou 6 talents clés à privilégier dans le cadre de l’entreprise, pour un rôle et pour un métier donnés. Et le management des talents devient une entreprise réaliste.

[3] Et si on décidait d’être heureux, même au travail ? Chapitre « Ramer dans le sens du courant »

et maintenant ?

Illustration tirée de « L’art du management. En finir avec les idées reçues ! » que je dois à Raphaël, un enfant d’une huitaine d’années fréquentant le Centre social Maryse Bastié de Tours